Le Guadeloupéen Dévrick Fahrasmane responsable d'un site olympique à Paris
Dévrick Fahrasmane, directeur régional de l’UFOLEP Guadeloupe, est devenu, le temps des Jeux Olympiques, responsable du site de l’Arena Paris Sud à la Porte de Versailles.
Originaire de Sainte-Anne en Guadeloupe, Dévrick Fahrasmane coordonne les activités d'un site sur lequel se déroulent plusieurs compétitions, notamment de handball, tennis de table et volleyball. En tant que responsable, il joue un rôle clé dans l'organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 pour la ville de Paris, après avoir participé aux Jeux de la Caraïbe. Son implication dans les Jeux Olympiques remonte à environ deux ans. Il est chargé de l'organisation du site et de la coordination d'une équipe. Il nous raconte son quotidien et ses impressions.
Comment vivez-vous ces Jeux à votre poste ?
Je suis au centre de commandement du site. Je fais le lien entre tous les acteurs des jeux et les demandes liées à l'espace public. Au sein de l'organisation, on peut à la fois être stressé et en même temps prêt à gérer tous les aspects du travail pour offrir un service de qualité à l'ensemble des spectateurs.
Quel sentiment éprouvez-vous en participant à l'organisation des Jeux ?
Pour moi, c’est un honneur après avoir participé aux premiers Jeux de la Caraïbe en Guadeloupe en tant que responsable des opérations sportives. Aujourd’hui, c’est également un honneur de me retrouver impliqué dans les Jeux Olympiques. C’est un sentiment de fierté et de reconnaissance, notamment vis-à-vis de mes présidents de l'Union Française des Œuvres Laïques d’Éducation Physique (UFOLEP), Serge Barru, et du Comité Régional Olympique et Sportif de Guadeloupe (CROS Guadeloupe), Alain Sorèze Eugène.
Comment ressentez-vous l’effervescence et toute cette folie autour des Jeux Olympiques à Paris ?
Lorsque l'on prend un peu de recul, on constate que le public a véritablement répondu présent. Tout le travail que nous avons réalisé sur le territoire, pour la ville de Paris et pour les JO en général, est un travail bien fait et de qualité. Cela me conforte dans ce sentiment de fierté pour tout ce que nous avons imaginé et conçu depuis plusieurs années. Aujourd’hui, nous voyons le résultat : les choses se sont concrétisées et fonctionnent merveilleusement bien. Je remarque que le public est là, heureux, et que l'ensemble des visiteurs, qu'ils soient français ou étrangers, sont très fiers de participer aux Jeux, tout comme nous.
Avez-vous le temps de suivre les compétitions et de vibrer pour les médailles des Antillais ?
Je suis Guadeloupéen, Antillais, Caribéen, noir, et je vibre énormément. À chaque épreuve, je suis heureux, car il y a toujours quelqu’un de chez nous qui me fait vibrer. Oui, je vibre là où je travaille. Il y a des écrans un peu partout, donc je suis au courant de ce qui se passe dans toutes les disciplines. Malgré des journées bien remplies, je vibre pour toutes les disciplines et cela me rend heureux.
Pour qui avez-vous vibré le plus ?
Sans être original, l’ippon de Teddy en finale contre le Coréen a été incroyable. La victoire de la Sainte-Lucienne Julien Alfred au 100 m a également été un moment fort. Elle avait déjà remporté les Jeux de la Caraïbe il y a deux ans en Guadeloupe, et elle était championne du monde. Ce n’était donc pas une surprise, mais c’était beau, magnifique. Elle est devenue championne olympique parmi les plus grandes. C’est juste incroyable.

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