Vie chère : ce qu'il faut retenir des deux semaines de mobilisation en Martinique
Débuté le 1er septembre, la nouvelle mobilisation contre la vie chère initiée par le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (Rpprac), entre dans sa troisième semaine. Actions ciblées, réunions à huis clos, propositions, nuits de violences... les parties prenantes ne réussissent pas à s'entendre alors que la grogne monte.
Quinze ans après la grève générale contre la vie chère qui a duré 38 jours, les Martiniquais sont à nouveau mobilisés pour exiger la baisse des prix de l'alimentation. Mais cette fois-ci, le mouvement n'est pas porté par des syndicats, mais par une association, le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (Rpprac). En 2024, c'est par les réseaux sociaux, via des vidéos que l'injonction a été faite à la grande distribution d'aligner les prix sur ceux de l'Hexagone. Des blocages des grandes surfaces ont eu lieu depuis le 1er septembre, sans blocage généralisé des commerces ni même d'opération molokoy. Les organisateurs affichant leur volonté de « ne pas prendre en otage » la population.
Depuis le 1er juillet, les différentes parties prenantes dans le dossier de la vie chère communiquent par courriers interposés ou par voie de communiqués. La première correspondance est une lettre en date du 1er juillet à l'attention des acteurs de la grande distribution et du préfet, ayant pour objet « injonction d'aligner les prix ». On peut y lire : « Nous, Martiniquais et Martiniquaises, nous vous accusons avec indignation et colère légitime, vous, les acteurs de la grande distribution et le préfet de Martinique, d'être responsables des injustices criantes liées aux prix de la consommation que nous subissons...

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters