Variole du singe : l'heure n'est pas à la panique
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SANTÉ

Variole du singe : l'heure n'est pas à la panique

Benoît de la Salle (b.delasalle@agmedias.fr)
Un médecin examine une femme infectée par la variole du singe dans une zone de quarantaine du centre de Médecins sans Frontières, en octobre 2018 à Zomea Kala, en Centrafrique
Un médecin examine une femme infectée par la variole du singe dans une zone de quarantaine du centre de Médecins sans Frontières, en octobre 2018 à Zomea Kala, en Centrafrique • CHARLES BOUESSEL (AFP/ARCHIVES)

Des cas de variole du singe sont détectés chez l'homme aux quatre coins du globe. Une maladie aux symptômes visuellement impressionnants, mais sans grand danger, selon la communauté médicale et scientifique. Nous faisons le point avec le professeur André Cabié, chef du service des maladies infectieuses et tropicales au Centre hospitalier universitaire de Martinique.

 Appelée également « Monkeypox », la variole du singe est une maladie infectieuse. Il ne s'agit pas d'une maladie nouvelle, comme le Covid par exemple. Elle est connue depuis très longtemps. Elle est provoquée par un virus qui est un cousin de la variole humaine. Cette dernière est la seule maladie infectieuse à avoir été éradiquée de la surface du globe. « Par contre, il existe des cousins, c'est-à-dire des virus qui sont proches de la variole et qui touchent des animaux : la variole du singe, la variole de la vache ou encore la variole du chat. » Elle est présente de manière habituelle dans certaines régions d'Afrique Centrale et d'Afrique de l'Ouest. C'est une maladie animale qui concerne toutes sortes d'animaux et principalement des rongeurs. En Afrique, l'homme se contamine après contact avec un rongeur.

Jusqu'aux