Eau en outre-mer : Jean-Victor Castor justifie son vote contre la proposition de résolution du RN
Une résolution n'impose aucune contrainte, ne prévoit ni planification ni investissement.
Interrogé sur son vote contre la proposition de résolution du Rassemblement national consacrée aux besoins en eau outre-mer, le député Jean-Victor Castor ne cherche pas à nuancer. " Mon vote, il était sans ambiguïté ", affirme-t-il. Il reconnaît que certains membres de son groupe voulaient s'abstenir, mais lui a toujours voulu voter contre.
Un texte " minimal "
Premier argument : la nature même du texte. Il invite à regarder ce qu'est une proposition de résolution, et non une proposition de loi. C'est, dit-il, " ce qu'il y a de plus minimal dans l'arsenal législatif ", une simple déclaration d'intention. Elle n'impose aucune contrainte, ne prévoit ni planification ni investissement. Selon lui, elle se contente de rappeler que chacun a droit à l'eau, y compris en outre-mer, ce que prévoient déjà les textes constitutionnels. " C'est le plus grand mépris que l'on peut avoir vis-à-vis de nos populations ", tranche-t-il, au vu du scandale de l'eau en Guadeloupe, Martinique et Mayotte.
150 millions d'euros d'investissement par an pendant 15 ans
Pour étayer son propos, il cite une mission récente de la délégation aux outre-mer en Guadeloupe et en Martinique. Il savait qu'il y avait un problème d'eau, mais dit y avoir " découvert la dimension " de l'enjeu. Pour la seule Guadeloupe, les estimations évoquent 150 millions d'euros d'investissement par an pendant 15 ans, uniquement pour l'eau potable et l'assainissement. Et cela sans compter les stations d'eau, les réseaux, tout ce qu'il faut selon lui " refaire ". Des investissements " extrêmement lourds ", auxquels une résolution sans portée ne répond pas, et que propose pourtant un parti qui prétend conquérir le pouvoir.

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