Patrick Lecante en vacances, c'est Gilles Adelson, le deuxième vice-président, qui a siégé à la droite de Marie-Laure Phinéra-Horth (KS)
La dernière séance plénière de la communauté d'agglomération du centre littoral a été rondement menée. Il faut dire que les dossiers présentés ne prêtaient pas à polémique. En voici la synthèse.
1 TRANSPORT
Concernant le transport scolaire, la CACL a lancé un appel d'offres sur 175 lots, dont 160 pour le transport terrestre, 2 pour le fluvial et 13 pour le transport d'élèves en situation de handicap. Deux seulement n'ont pas trouvé preneur (aucune entreprise de transport ne s'est manifestée) : les lignes bourg de Roura - écoles de Cacao et commune de Matoury - écoles de Cacao. Marie-Laure Phinéra-Horth, la présidente de l'agglo, a promis de « trouver une solution » d'ici la rentrée scolaire.
À noter que dès le 2 septembre, plusieurs nouvelles lignes seront mises en place, notamment pour le ramassage des élèves résidant sur la route de Suzini et sur la route de Montjoly ou pour la desserte du collège de Soula et des établissements Léon-Gontran-Damas, Félix-Éboué, Melkior-Garré, Max-Joséphine et Jean-Marie-Michotte.
La CACL investit 9,6 millions d'euros par an pour le transport scolaire.
2 TECHNOLOGIE
La CACL a décidé de se payer la réalisation d'un MNT, comprenez modèle numérique de terrain, de son territoire. Concrètement, il s'agit d'une photographie aérienne du relief en 3D. Celle-ci ne tient pas compte des bâtiments ou des arbres. Une zone de 1 475 km2 est concernée par ce projet : Cayenne, Rémire-Montjoly, Matoury et Macouria dans leur ensemble, ainsi qu'une partie de Montsinéry-Tonnégrande et de Roura. Le MNT est utile dans les projets d'aménagement (réseau routier par exemple) mais n'est pas à la portée de toutes les bourses : 700 000 euros seront nécessaires. L'Europe devrait financer le projet à 50%. La CACL, qui devrait débourser 170 000 euros, pourrait aussi compter sur le soutien de la Région et de l'Epag.
3 SUBVENTIONS
Les élus de la CACL prennent part au mouvement lancé par l'association des maires de France (AMF), qui vise à alerter les pouvoirs publics sur les conséquences de la baisse massive des dotations de l'État. Dans le cadre du plan d'économies de 50 milliards d'euros qui sera décliné sur les années 2015-2017, les concours financiers de l'État sont en effet appelés à diminuer de 11 milliards d'euros jusqu'en 2017. Soit une baisse cumulée de 28 milliards sur la période 2014-2017. « La diminution drastique des ressources locales pénalisera à terme nos concitoyens » , précise le rapport. L'AMF réclame un réexamen du plan de réduction des dotations de l'État, l'arrêt immédiat des transferts de charges et une réunion urgente d'une instance nationale de négociation.
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