Kourou : les carbets traditionnels de Kalawachi reprennent vie au fil des travaux
Deux carbets ont été rénovés. L'écomusée attend des financements pour être reconstruit
Le projet de restauration des carbets traditionnels du centre Kalawachi, à Kourou, avance.
Situé au PK 3,5 de la route du dégrad Saramaca, le centre annonce l'inauguration de ses "carbets de la transmission", mercredi 12 août.
L'un d'entre eux a été entièrement refait. L'autre a bénéficié de la rénovation de sa toiture. Les travaux ont été menés entre novembre et février. Ils ont été financés en partie par la Collectivité territoriale de Guyane (CTG), les services de l'État et la Fondation du patrimoine. "La structure recommence à bien vivre, le bouche-à-oreille fonctionne", se félicite Marie-Pierre Alberton, cofondatrice de Kalawachi et secrétaire générale de l'association en charge de la structure.
Le centre Kalawachi propose de l'hébergement en hamac, de la restauration, des ateliers et des arts traditionnels sur place.
Le carbet de l'écomusée en attente de reconstruction
Mais la rénovation du site n'est pas terminée. Le carbet de l'écomusée, pièce maitresse du terrain, attend d'être reconstruit. L'association veut aussi refaire la charpente de son carbet cuisine et celle du carbet sanitaire. La structure se dit à la recherche de nouveaux financements pour poursuivre les travaux. Un appel à dons a été diffusé depuis le site de la Fondation du patrimoine.
À l'occasion de l'inauguration du 12 août, les personnes sur place pourront bénéficier d'une immersion dans la culture amérindienne. L'association dit vouloir représenter "l'ensemble des nations amérindiennes" présentes en Guyane. "C'est l'expression de ces nations qui construit Kalawachi", affirme Marie-Pierre Alberton.
Le centre profite aussi des événements liés aux Journées des peuples autochtones en Guyane. Le 9 août, une journée sur le thème "les arts traditionnels, voix des peuples Autochtones" y est organisée.
De 10 h 30 à 17 h, Kalawachi propose des conférences, des ateliers d'art traditionnel gratuits pour le grand public et la possibilité de déjeuner sur place le kasilipo.
Thèmes des conférences du 9 août
Ti'iwan Couchili : le ciel de case comme voix des luttes amérindiennes
Entre héritage wayana et influences personnelles, l'artiste perpétue et transforme l'art du ciel de case, le maluwana. Ses œuvres portent autant la mémoire des ancêtres que les luttes contemporaines de son peuple.
Eleonore Johannes, Kali'na, l'importance de l'art de conter pour les peuples autochtones. Récits.
Eléonore Johannes, présidente de l'association Kalalawa et du collectif des premières nations, auteure de La légende de Kalali aux éditions du Mahury, un récit en trois langues (français, Kali'na, portugais), qui entremêle mythe kali'na, récit familial et histoire de la Guyane, du temps où les hommes et les animaux pouvaient communiquer, se comprendre et s'aimer.

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