Présidentielle: la France «ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère», prévient le chef de la diplomatie
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Présidentielle: la France "ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère", prévient le chef de la diplomatie

Le ministre français des Affaires étrangères  Jean-Noël Barrot quitte l'Elysée après le conseil des ministres le 22 juillet 2026 à Paris
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot quitte l'Elysée après le conseil des ministres le 22 juillet 2026 à Paris • DIMITAR DILKOFF

Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a prévenu vendredi que Paris "ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère" à huit mois de la présidentielle, après une nouvelle campagne russe visant plusieurs candidats probables à l'élection.

"La France ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère dans son débat démocratique, à plus forte raison dans ses processus électoraux", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur X. 

Ces déclarations interviennent en réponse au leader de LFI (gauche radicale) Jean-Luc Mélenchon qui a critiqué jeudi soir le manque de fermeté du gouvernement et déploré que la présidentielle française soit "open bar pour tous les manipulateurs du monde". 

Une série d'opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, ont ciblé en quelques jours trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle.

Édouard Philippe (Horizons, centre droit) a été calomnié sur son état de santé, Raphaël Glucksmann (Place publique, gauche) à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari et Gabriel Attal (Renaissance, centre droit) a été notamment présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson.

En réponse à Jean-Luc Mélenchon qui citait un échange tendu entre la cheffe des Ecologistes et le patron de X Elon Musk, M. Barrot a toutefois appelé à faire la distinction entre des ingérences et le fait qu'un "responsable politique étranger exprime une préférence ou un rejet pour une ligne politique dans un autre pays", ce qui "ne constitue pas un acte de manipulation du débat public".

Le milliardaire américain a en effet accusé jeudi de "trahison envers la France" la candidate à la présidentielle Marine Tondelier, favorable à l'interdiction de son réseau social durant la campagne.

"Ce face à quoi nous devons être intraitables, ce sont les tentatives de falsification de notre débat démocratique via la promotion inauthentique, coordonnée et organisée en ligne de messages pensés et construits à l’étranger" destinés à influer sur l'élection, a ajouté le ministre, estimant qu'"une partie de la solution passe par la régulation des grandes plateformes". 

cl/dab/sp

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