Le Panama depuis Cayenne via la Guadeloupe
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×

Le Panama depuis Cayenne via la Guadeloupe

Par Stéphanie VÉLIN s.velin@agmedias.fr
« C'est vraiment une porte d'entrée vers l'Amérique centrale et vers l'Amérique latine », assure Isabelle Galpin Lamarre, directrice d'une agence de voyage.
« C'est vraiment une porte d'entrée vers l'Amérique centrale et vers l'Amérique latine », assure Isabelle Galpin Lamarre, directrice d'une agence de voyage. • PEXELS / LUIS QUINTERO

Depuis le 22 juillet, il est possible de réserver un vol à destination du Panama

À partir du 11 décembre, les Guyanais pourront rejoindre Panama City avec Air France en passant par Pointe-à-Pitre. Deux rotations hebdomadaires sont prévues jusqu'au 5 mars 2027, les lundis et vendredis. Les réservations sont déjà ouvertes, avec des billets aller-retour proposés à partir de 649 euros au départ de Cayenne.

La nouvelle liaison entre Pointe-à-Pitre et Panama City ouvre une nouvelle porte vers l'Amérique centrale pour les voyageurs guyanais. Air France prévoit deux rotations hebdomadaires, les lundis et vendredis, du 11 décembre 2026 au 5 mars 2027. Au départ de Cayenne, le trajet s'effectuera avec une correspondance à Pointe-à-Pitre. Les premiers billets aller-retour sont proposés à partir de 649 euros, selon les dates et les disponibilités.

Pour Isabelle Galpin Lamarre, directrice de l'agence Travel Boutic à Jarry, en Guadeloupe, cette nouvelle desserte change la donne. Elle permet d'éviter les itinéraires coûteux et morcelés par plusieurs escales, qui allongent considérablement le temps de voyage.

Des pavés aux gratte-ciels : la capitale

Le voyage peut d'abord s'arrêter à Panama City. Isabelle Galpin Lamarre recommande de commencer par le Casco Viejo, aussi appelé Casco Antiguo : une vieille ville aux façades colorées, aux ruelles pavées et aux places animées.

À proximité, le marché aux poissons permet de goûter poissons et fruits de mer. « Mieux vaut manger au marché aux poissons et aux fruits de mer, où les prix sont plus abordables, puis aller boire un verre dans le Casco Antiguo. Le quartier est très touristique et les restaurants y sont forcément plus chers », prévient la directrice d'agence.

La cuisine pourrait aussi faciliter le dépaysement sans provoquer une rupture complète avec nos habitudes. Riz, haricots, banane plantain, poissons et produits tropicaux composent une partie des plats courants. Des ingrédients familiers, mais cuisinés autrement.

Puis vient le contraste. De l'autre côté de la baie s'élève la ville moderne, hérissée de tours, de terrasses installées sur les toits des immeubles et de centres commerciaux. Panama City séduit aussi les amateurs de shopping. « La capitale concentre un très grand nombre de centres commerciaux. Il y en a pour tous les budgets, des bonnes affaires aux grandes marques de luxe  », assure Isabelle Galpin Lamarre.

La nature reste toutefois omniprésente. « La forêt borde la ville de Panama City et tous ses gratte-ciels », rappelle-t-elle. Un environnement qui ne devrait pas dépayser complètement les visiteurs venus de Guyane.

Hors les murs : à la rencontre des peuples autochtones

À faible distance des tours de verre, la forêt tropicale permet des excursions vers des communautés emberá, à condition de privilégier des visites organisées avec elles et respectueuses de leur mode de vie.

Le Panama compte plusieurs peuples autochtones, notamment les Guna, les Emberá et les Wounaan. Le pays met en avant sept communautés autochtones ainsi qu'une grande diversité de paysages, de la côte pacifique à la mer des Caraïbes.

Plus loin, Bocas del Toro aligne plages, mangroves et îles sur la façade caribéenne. Isabelle Galpin Lamarre cite aussi Guna Yala - souvent désigné sous son ancien nom touristique d'archipel des San Blas - et ses centaines d'îlots. « La jungle, les plages, la ville : c'est vraiment un pays tout-en-un », estime-t-elle.

Le canal de Panama, un passage obligé

Difficile, enfin, de séjourner dans le pays sans visiter les écluses de Miraflores et le musée consacré au canal. Le site permet d'observer le passage des navires, mais aussi de revenir sur la construction de cet ouvrage, toujours au cœur des échanges commerciaux et des rapports de force internationaux.

Construit entre 1881 et 1914, au cours de deux phases successives, française puis américaine, le canal relie les océans Atlantique et Pacifique. Des dizaines de milliers de travailleurs venus de la Caraïbe ont participé à ce chantier hors norme. Nombre de leurs descendants vivent encore aujourd'hui au Panama. Une histoire qui donne à la destination une résonance particulière pour les visiteurs venus de la région.

Contacts et infos :

Site internet : travelboutic.com

Par téléphone : +590 38 70 01 Par mail : contact@travelboutic.com

Tocumen, le « hub des Amériques »

L'intérêt de la ligne aérienne dépasse les frontières panaméennes. Car « l'aéroport international de Tocumen est un hub(1). C'est vraiment l'un des plus grands hubs de l'Amérique latine », explique Isabelle Galpin Lamarre. L'aéroport de Panama City est d'ailleurs si grand que « l'on peut y passer la journée » et il constitue la principale plateforme de Copa Airlines, qui annonce desservir plus de 78 destinations dans plus de 30 pays d'Amérique du Nord, centrale, du Sud et de la Caraïbe. Depuis Panama City, les voyageurs pourront poursuivre vers Cartagena, Medellín ou Bogotá en Colombie, Lima au Pérou, San José au Costa Rica, Quito en Équateur, Rio de Janeiro au Brésil ou encore Buenos Aires en Argentine. Air France annonce des correspondances organisées avec Copa Airlines et un acheminement des bagages jusqu'à destination pour les itinéraires concernés. Des agences travaillent déjà à des combinés : quelques jours au Panama, puis une seconde destination sur le continent. Une possibilité jusqu'ici freinée par le prix des billets, les escales et la durée du trajet.

Une liaison à pérenniser

« C'est une très bonne nouvelle pour nous », assure Isabelle Galpin Lamarre au sujet de l'ouverture de cette nouvelle desserte. Reste une limite : la programmation annoncée ne couvre pour l'instant que trois mois. La directrice d'agence espère donc que la ligne « rencontrera son public » et sera prolongée au-delà de mars. Le délai est court pour construire des circuits, les commercialiser et permettre aux voyageurs d'anticiper leur budget. « Il va y avoir des demandes si l'on sait vendre la destination », observe-t-elle. Pour l'heure, cependant, l'ouverture semble surtout profiter aux voyageurs antillais : les touristes sud-américains se rendent encore très peu en Guadeloupe, une destination qu'ils connaissent mal et où la langue peut constituer un frein. Aux professionnels du tourisme, aux associations, aux acteurs économiques, et enfin à tous les voyageurs de transformer cette ouverture saisonnière en relation durable - et, peut-être, à terme, plus réciproque.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×