Matthieu Pigasse rattrapé par le prix de ses vacances dans les Caraïbes
Dans son édition de mercredi 6 septembre 2026, Le Canard enchaîné révèle que Matthieu Pigasse, "banquier de gauche" potentiellement candidat à l'élection présidentielle, a dépensé 434.000 euros pour un séjour de 19 jours dans un palace de l'île Moustique, paradis des milliardaires au sein de l'État de Saint-Vincent, dans l'archipel des Grenadines.
Dix-neuf nuits dans l'une des villas les plus luxueuses de l'île Moustique, dans les Grenadines, et une facture annoncée à plus de 434 000 euros : les vacances caribéennes de Matthieu Pigasse suscitent de nombreuses réactions depuis les révélations du Canard enchaîné. Selon l'hebdomadaire satirique, le banquier d'affaires aurait séjourné dix-neuf nuits dans "The Terraces", une propriété haut de gamme située sur cette île privée très prisée des personnalités fortunées. Le coût de cette location aurait dépassé les 434 000 euros, selon les informations rapportées par le journal.
Contraste idéologique
Au-delà du chiffre, c'est surtout le décalage avec certaines déclarations publiques de Matthieu Pigasse qui alimente la polémique. En juillet 2026, le banquier expliquait ainsi continuer à privilégier les déplacements à pied, en métro ou à vélo, tout en affirmant faire lui-même ses courses. La révélation, quelques semaines plus tard, du montant supposé de son séjour à Moustique a donc provoqué son lot de commentaires et de critiques en ligne. Le contraste est d'autant plus commenté que Matthieu Pigasse s'est régulièrement positionné sur les questions économiques et sociales. Proche de la gauche, il défend notamment une meilleure répartition des richesses. Il a encore porté ce discours récemment à l'occasion de la Fête de l'Humanité, où il s'est exprimé sur les transformations nécessaires de la société. Dès lors, le séjour à plus de 434 000 euros, au-delà de la dépense elle-même, nourrit les interrogations sur la cohérence entre ce train de vie et les positions publiques défendues par le banquier.
Polémique sur les réseaux aussi
La polémique autour de ce séjour de Matthieu Pigasse à Moustique ne s'est pas arrêtée au montant annoncé de la location. Les 434 000 euros attribués à dix-neuf nuits dans la villa " The Terraces " ont rapidement servi de point de départ à une discussion plus large sur la richesse, le train de vie et les engagements publics du banquier. Sur RMC, le sujet a notamment été abordé sous cet angle. Dans un extrait de l'émission relayé sur X, Ilan Gabet s'est montré particulièrement critique : " Ce qui me gêne, c'est qu'il soit aussi riche ! Dépenser 434 000€ alors que t'as des gens qui crèvent la dalle, c'est fort de café ! ". Le chroniqueur a poursuivi en affirmant qu'" on ne peut pas être riche à ce point-là sans avoir exploité la force de travail d'autrui ". Ces déclarations ont contribué à déplacer la controverse. D'un côté, certains commentateurs dénoncent une contradiction entre les prises de position sociales du financier et la somme consacrée à ses vacances. De l'autre, ses défenseurs rappellent qu'une personne reste libre de disposer de son patrimoine et de choisir la manière dont elle le dépense. Derrière cette opposition se dessine donc une interrogation qui dépasse désormais le seul cas de Matthieu Pigasse : est-il possible de défendre le partage des richesses tout en affichant un niveau de vie extrêmement élevé ? Le débat, nourri par les réactions médiatiques et les commentaires sur les réseaux sociaux, s'inscrit ainsi dans une réflexion plus générale sur le rapport entre fortune personnelle, convictions politiques et mode de vie. Les vacances de Matthieu Pigasse à Moustique en sont devenues, malgré elles, une nouvelle illustration.

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