Samuel Finielz : « La Guyane fait peur à nos collègues de métropole »
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JUSTICE

Samuel Finielz : « La Guyane fait peur à nos collègues de métropole »

Propos recueillis par Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Samuel Finielz, Procureur de la République de Cayenne s'en va exercer à Toulon, dans le Var. - © G.T.
Samuel Finielz, Procureur de la République de Cayenne s'en va exercer à Toulon, dans le Var. - © G.T.

Samuel Finielz, Procureur de la République de Cayenne est sur le départ vers Toulon. Après un peu plus de trois années en poste, il dresse un bilan de son exercice en Guyane, revient sur les difficultés rencontrées et évoque les perspectives d’amélioration du service public de la justice sur le territoire.

Vous êtes sur le départ pour devenir Procureur de la République de Toulon. Quel bilan faites-vous de vos trois années et demi à ce poste en Guyane ?

Ça a été intense. On a connu des moments difficiles au cours de ces trois années puisque le tribunal a subi la crise de l’amiante, on a été obligé d’être en dehors de la juridiction, de déménager en 72 heures, de laisser les dossiers sur place, de continuer à travailler sans les dossiers et puis d’emménager en un mois dans les locaux actuels, qui ne sont pas adaptés au fonctionnement d’un tribunal comme celui de Cayenne.

Heureusement, il y a la perspective de la cité judiciaire de Cayenne qui prend forme. Le terrain qui est destiné à accueillir la cité, à côté du futur Hôtel de police, a été acquis par l’État. Le champ est libre pour la construction et là, on est sur la phase de dialogue avec les différents groupements candidats pour ce projet.

C’est aussi le cas pour Saint-Laurent-du-Maroni. Il faut savoir que la Guyane est la terre sur laquelle le ministère de la Justice entreprend ses plus gros investissements ces prochaines années, soit plus de 300 millions d’euros. Ce sont des dizaines de postes qui seront créés. Le futur centre pénitentiaire de 500 places en fait partie avec une cité judiciaire là-bas aussi. Cela va être un facteur de développement et d’amélioration des conditions de travail pour la justice sur Cayenne. Ce sont des perspectives attendues et que l’on espère se voir réaliser à moyen terme. Les échéances qui sont fixées à l’heure actuelle étant 2026 pour