Procès en appel de la tuerie du Macumba : «la peur règne dans cette affaire»
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×
JUSTICE

Procès en appel de la tuerie du Macumba : "la peur règne dans cette affaire"

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Devant la salle d'audience de la cour d'assises.
Devant la salle d'audience de la cour d'assises.

L'avant-dernier jour du procès en appel de la tuerie du Macumba, a notamment été marqué par les plaidoiries des avocats des parties civiles. 

Jonathan Lachapel Lopez, dit "Pirin", et son frère, Yoni Lopez Lopez, dit "Cacun", écoutent depuis vendredi dernier les témoins défiler devant la cour d'assises. Condamnés à 30 et 25 ans de réclusion criminelle en première instance pour la tuerie du Macumba survenue en avril 2016, ils ont tous deux fait appel. 

Deux personnes avaient perdu la vie ce soir. Neuf autres avaient été blessés.

 

Ce jeudi après-midi, les parties civiles ont plaidé devant la cour. S'adressant notamment aux jurés, Me Valérie Palcy a insisté : "Face à un dossier si lourd et si complexe, il faut se concentrer sur l'essentiel. Plein de petites affaires sont la conséquence de la "grosse affaire" (la tuerie ndlr). Il ne faut pas que ces petites affaires vous perturbent."

L'avocate a mis en avant un "double mobile", pour cette fusillade. Celui de la vengeance du vol de recette du jeu de Borlette organisé par le commanditaire Vladimir Tifa Parra.  Et celui de la vengeance du coup de feu infligé à Cacun. 

 

"Amnésie collective"

Face à des accusés qui disent n'avoir rien fait, Me Palcy répond : "Cinq témoins oculaires directs disent tous avoir vu la même chose. Trois tireurs, chacun avec une arme. Pirin, Cacun et Rambo." Ce dernier a été condamné à 20 ans de prison et a retiré son appel.

Et s'il y a une "amnésie collective", lorsque les témoins reviennent à la barre, c'est parce que, selon Me Palcy, les accusés sont présents dans la salle. "C'est un marqueur de la peur qui règne dans cette affaire." Cette peur n'aurait pas été ressentie lors des dépositions dans les bureaux des forces de l'ordre, il y a 7 ans.

Indice de cette inquiétude, le client de Valérie Palcy n'est pas présent ce jour. Celui de Me Roland Polycarpe, non plus. "Il ne souhaitait pas revivre ces moments" a-t-il indiqué.

Demain, après les réquisitions de l'avocat général et les plaidoiries de la défense, la cour délibérera.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×