Homicide d'un docteur en Guadeloupe : le suspect mis en examen pour assassinat
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À l'instruction

Homicide d'un docteur en Guadeloupe : le suspect mis en examen pour assassinat

Par Richard GARNIER  r.garnier@agmedias.fr
La procureure de la République, Caroline Calbo (à gauche) et la directrice du service territorial de police judiciaire, Yasmine Prudenté ont tenu hier soir une conférence de presse pour revenir sur les circonstances de l'assassinat du docteur Jean-Michel Gal.
La procureure de la République, Caroline Calbo (à gauche) et la directrice du service territorial de police judiciaire, Yasmine Prudenté ont tenu hier soir une conférence de presse pour revenir sur les circonstances de l'assassinat du docteur Jean-Michel Gal. • RICHARD GARNIER

Au lendemain de l'effroyable agression mortelle au couteau contre le docteur Jean-Michel Gal, lors d'une consultation, le principal suspect a été déféré devant le parquet de Pointe-à-Pitre. Au terme de sa garde à vue, l'homme de 48 ans a été mis en examen pour assassinat.

C'est aux alentours de 11 heures du matin, lundi, que le docteur Jean-Michel Gal, psychiatre expérimenté, a été mortellement agressé au couteau par un patient venu consulter. À la fin de son rendez-vous, sans signe avant-coureur, l'homme de 48 ans a sorti une lame rétractable et asséné une dizaine de coups au praticien. Malgré l'intervention rapide du personnel et des secours et du Samu, la victime n'a pu être réanimée. L'autopsie a révélé un coup mortel porté au cœur, ainsi que plusieurs organes vitaux touchés. L'agresseur a quitté les lieux, toujours armé, avant d'être suivi à distance par un employé du CMP, ce qui a permis son interpellation quelques minutes plus tard par la BAC (Brigade anti-criminalité).

Le suspect a été mis en examen, mardi après-midi, pour meurtre avec préméditation et placé en détention provisoire. Une expertise psychiatrique devra désormais déterminer son état mental au moment des faits.

Discernement altéré ou aboli ?

Connu des services de santé, mais jamais condamné, l'homme avait déjà fait l'objet en 2021 d'une procédure pour détention d'arme blanche, qui avait conduit à son admission en soins psychiatriques. Il aurait déclaré avoir agi par colère contre le traitement prescrit et le système psychiatrique.

Lors d'une conférence de presse, mardi en fin de journée, la procureure Caroline Calbo a précisé la suite des investigations : « Il y aura une saisie du dossier médical du suspect. Il y aura aussi plusieurs expertises, certainement collégiales, pour déterminer s'il avait toute sa responsabilité au moment des faits. Si son discernement était altéré ou aboli. Ce qui pourrait entraîner une irresponsabilité pénale totale ou partielle ».

 

Caroline Calbo, procureure de la République de Pointe-à-Pitre

« Au regard des circonstances et de la commission des faits, ce nouvel homicide a particulièrement ému la population guadeloupéenne. L'idée pour nous est ici d'éviter la propagation d'informations parcellaires ou inexactes. Et donc de faire un premier point à l'issue de la garde à vue du suspect. Le médecin psychiatre venait de recevoir en consultation le patient. Cette consultation s'inscrivait dans le cadre d'un suivi médical régulier. À l'issue de cette dernière, l'infirmière est sortie du bureau en invitant le patient à la suivre. Celui-ci a alors sorti un petit couteau rétractable qu'il avait sur lui et a porté une dizaine de coups de couteau au médecin sur la partie haute du corps. Le suspect est ensuite sorti calmement, suivi par un membre du personnel qui permettait son interpellation par un équipage de la brigade anticriminalité (BAC). Tous les personnels sont intervenus. Ils ont tout de suite évacué toutes les personnes présentes. Ils ont prévenu les services de secours et les services de police. Les premiers secours ont été prodigués à la victime par le personnel médical puis par police secours et ensuite par le SAMU. Mais le médecin psychiatre, âgé de 67 ans, est décédée des suites de ses blessures sur les lieux. Son épouse, sa famille a été immédiatement informée par les services de police ».

Yasmine Prudenté, directrice du service territoriale de police judiciaire

« Nous avons été saisis de l'enquête par le parquet de Pointe-à-Pitre. Le groupe de violences aux personnes a pris en charge cette procédure avec une assistance de la vigueur criminelle au vu de la sensibilité des faits par rapport à la personnalité de la victime. Plusieurs enquêteurs ont été diligentés sur cette affaire et nous serons aussi en charge des investigations liées à la commission rogatoire qui nous a déjà été délivrée par le juge d'instruction. La police nationale prend très au sérieux les agressions contre les personnels de santé et nous avons un traitement qui essaie d'être vraiment le plus réactif et le plus immédiat possible. Avec une collaboration auprès des services, notamment du CHU, qui est presque quotidienne. D'ailleurs, aujourd'hui même, une réunion était organisée au CHU pour la signature d'un protocole entre les services de police, les services de la justice et le CHU ».

 

 

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