Au deuxième et dernier jour de procès intenté par le MIR contre l'Etat français, les conseils des deux parties ont achevé leur plaidoirie. Au cœur des débats notamment, la question de l'imprescriptibilité des crimes coloniaux.
Au 2e jour du procès - qui se tient en Martinique - intenté par le MIR, les avocats de l’association ont mis en avant l’imprescriptibilité des crimes coloniaux et la nécessaire reconnaissance de souffrances transmises de génération en génération. Pour la défense, la vraie question est de savoir si l’on peut réparer l’Histoire et les crimes de l’Histoire.
Un grondement sourd vient interrompre quelques secondes la
plaidoirie de maître Sarah Aristide. L'orage qui déferle à
l'extérieur de la cour d'appel fait vaciller quelques instants
l'éclairage de la salle d'audience. « Certainement, l'esprit de
Solitude », lâche l'avocate guadeloupéenne, qui depuis
plusieurs minutes déroule dans un incroyable lyrisme son propos.
Aux côtés de quatorze consœurs et confrères, de Martinique, de
Guyane et du Bénin, Me Aristide porte la voix des plaignants, dont
le MIR, dans leur combat pour la reconnaissance de la
responsabilité de l'Etat dans la traite négrière et l'esclavage, en
vue d'obtenir réparations. Le procès, qui s'est ouvert lundi, s'est
achevé hier, en milieu d'après-midi.
Dans sa robe noire, Maître Aristide se tient face aux magistrats. «
Je vais vous...
Édition spéciale : Rétro 2025
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