Le vol KLM retardé faute de contrôleurs
Des vols de Surinam Airways et de KLM ont dû être, soit déroutés, soit retardés
Y a-t-il un contrôleur dans la tour ? À deux reprises, la réponse a été non. Des vols de Surinam Airways (SLM) et de KLM ont dû être, soit déroutés, soit retardés.
L'incompréhension domine face au constat d'un secteur aéronautique surinamais qui ne cesse de s'enfoncer. Le vol SLM en provenance de Belém, mercredi 21, a été dérouté vers Georgetown. Samedi, c'est le vol KLM en provenance d'Amsterdam qui a dû attendre l'autorisation de décoller. Résultat : trois heures et demie de retard.
« Cela fait honte au Suriname »
En juin dernier, l'Agence européenne de la sécurité aérienne avait inscrit le Suriname sur sa liste noire. Des annonces avaient alors été exprimées, promettant des mesures fortes pour Surinam Airways et pour l'aviation civile. Six mois plus tard, rien de concret. Les contrôleurs sont en sous-effectif, avec un âge moyen élevé.
L'incident met en lumière des problèmes de planification du personnel et une supervision défaillante au sein de l'organisation aéroportuaire de l'aéroport international de Zanderij.
« Cela fait honte au Suriname et, à l'international, cela peut conduire les compagnies aériennes à éviter notre espace aérien et entraîner une perte de revenus, » déplore Verno Prior, directeur par intérim des Transports, vendredi 23 janvier.
Ces propos ont été tenus avant même le retard du vol KLM, survenu le lendemain.
Un besoin de 50 contrôleurs en plus
Le Suriname compte actuellement 26 contrôleurs aériens, alors que les besoins sont estimés à quatre-vingts. Treize personnes sont en formation et un appel à candidatures doit être lancé fin janvier, avant l'ouverture de la procédure de sélection. La formation d'un contrôleur aérien dure plusieurs années. Le ministère des Transports envisage de faire appel à des experts étrangers pour appuyer ce dispositif, en lien avec l'autorité de l'aviation civile, Casas.
La situation de la régulation aéronautique est connue depuis des années, tout comme la fragilité financière de la compagnie nationale Surinam Airways. Malgré cela, peu de choses évoluent. Les autorités en charge des liaisons intérieures, vitales pour les villages situés en forêt, viennent d'annoncer qu'elles ne sont plus en mesure d'entretenir les pistes en herbe, faute de moyens pour maîtriser la végétation.
Le secteur aérien reste loin du niveau attendu pour accompagner l'avenir du pays.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters