Une bande armée fait main basse sur 1,5 kg d'or
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PAPAÏCHTON

Une bande armée fait main basse sur 1,5 kg d'or

Sébastien ROSELÉ
Gendarmes intervenant en forêt, en avril 2013. Des militaires redoutent que les actes violents se multiplient en forêt, suite aux baisses d'effectifs sous la canopée. (photo d'archives)
Gendarmes intervenant en forêt, en avril 2013. Des militaires redoutent que les actes violents se multiplient en forêt, suite aux baisses d'effectifs sous la canopée. (photo d'archives)

Une mine d'or légale a été braquée par quatre hommes armés de fusils semi-automatiques.

La mine d'or légale de Robert Eda, située sur une piste à un quart d'heure en quad du bourg, a été victime d'un braquage. Alors que les mineurs venaient de faire la levée d'or, mardi 18 mars, vers 17 heures, quatre hommes encagoulés et gantés et armés de fusils semi-automatiques ont fait irruption. Ils ont braqué les travailleurs et se sont emparés au minimum de 1,5 kg d'or (valeur 45 000 euros). « Les mineurs ont dit que c'était peut-être jusqu'à deux kilos » , explique un observateur.
TROISIÈME BRAQUAGE DANS LE BASSIN DU MARONI
Les malfrats, qui parlaient en portugais, ont pris la fuite on ne sait trop comment. Il est possible qu'un cinquième homme, posté à l'écart pour donner éventuellement l'alerte, accompagnait le quatuor. C'est le premier braquage de l'année sur un site d'orpaillage légal en Guyane. Mais côté surinamais, en face de Papaïchton, déjà deux vols à main armée dans des mines d'or ont été perpétrés. Le premier a eu lieu avant le braquage de la mine de Robert Eda. Le second juste après.
Interrogés, des membres des forces de l'ordre redoutent qu'après un moment d'accalmie, les bandes armées fassent leur retour dans la forêt guyanaise. D'autant que les effectifs de gendarmerie présents sous la canopée sont de moins en moins nombreux au profit de la côte. En effet, les efforts des militaires se concentrent de plus en plus sur le littoral pour tenter d'y faire baisser la délinquance. Avec la diminution du nombre de gendarmes en forêt, on risque de perdre du terrain et donc de ne plus savoir ce qu'il s'y passe. On ne sait même plus quand un meurtre y est perpétré. » Interrogé, le procureur Ivan Auriel n'a pas souhaité communiquer sur ce dossier.
Alerte à Petit-Saut
Dans un communiqué daté de mardi, le conseil régional s'inquiète de la situation autour du lac de retenue. « Des actes de braconnage sont effectués sur des animaux parfois protégés. » Le conseil régional « déplore ces actes de destruction de notre milieu naturel et le pillage des ressources animales qui ont essentiellement comme cause première la nécessité pour les orpailleurs clandestins de subvenir à leurs besoins alimentaires. » La Région demande au préfet de prendre les mesures nécessaires.

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