« Les histoires de comptabilité sont un faux problème »
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MONTSINÉRY-TONNÉGRANDE

« Les histoires de comptabilité sont un faux problème »

Propos recueillis par Pierre-Yves CARLIER
Le 28 mars, Helveline Criton (à droite) manifestait devant France Domaines, pour dénoncer le fait que l'État ne régularise pas les membres de Latè pou nou tout (photo d'archives)
Le 28 mars, Helveline Criton (à droite) manifestait devant France Domaines, pour dénoncer le fait que l'État ne régularise pas les membres de Latè pou nou tout (photo d'archives)

Helveline Criton, présidente de Latè pou nou tout, est sortie de garde à vue mardi soir. Il lui est reproché de ne pas réaliser les travaux en faveur des adhérents de l'association foncière, installée à Tonnégrande. Elle sera jugée le 24 juin.

Que pensez-vous des faits qui vous sont reprochés ? (1)
Ce n'est qu'une fumisterie. C'est plus un problème politique qu'autre chose. Personne ne peut dire que j'ai détourné 150 000 euros. Je ne roule pas en Lamborghini ni en Ferrari. Depuis le début, c'est un problème avec l'État. Toutes les associations foncières ont pu acheter leur terrain, sauf nous. En 2013, un juge s'est déplacé sur le site. J'ai bénéficié d'un non-lieu.
Les adhérents de Latè pou nou tout vous font pourtant des reproches...
Les adhérents ne veulent plus payer leurs cotisations. J'ai 183 000 euros de cotisations dehors.
Les adhérents se demandent ce qu'est devenu l'argent qu'ils ont versé...
On a fait les pistes. Tous les ans, elles sont réparées. Mais depuis deux ans, ils ne paient plus. Ce qu'ils me reprochent surtout, c'est de ne pas être propriétaires. Pourtant, depuis 2009, je fais tous les ans des demandes à l'État pour obtenir les terrains. Mais il ne régularise pas, parce que c'est moi.
En quoi gênez-vous l'État ?
Au début, l'État croyait que ces terrains (qu'occupent les adhérents de Latè pou nou tout à Tonnégrande) étaient marécageux. Quand ils ont vu que ce n'était pas le cas, ils m'ont demandé de sortir. Mais moi, je ne sors pas. Je pense qu'on me fait payer mon arrogance.
Mais d'une manière ou d'une autre, l'État sera obligé de régulariser.
Il vous est aussi reproché de ne pas faire fonctionner normalement l'association : pas d'assemblée générale, pas de bilan...
Cela n'a jamais été une condition sine qua non (pour obtenir les terrains). Les conditions, c'est que les habitants fassent partie d'une association syndicale, qu'il y ait mise en valeur des terrains et que les adhérents soient à jour de leurs cotisations. Que l'État m'écrive un courrier dans lequel il est dit que les conditions, c'est qu'il y ait une assemblée générale et un bilan! L'histoire du bilan et de la comptabilité, c'est un faux problème. Les histoires de l'association et la régularisation par l'État n'ont rien à voir.
(1) Lire notre précédente édition.

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