« Il était 12 h 15 et je ne l’oublierai jamais »
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CAYENNE

« Il était 12 h 15 et je ne l’oublierai jamais »

Karin SCHERHAG
Cellule de crise et agent permanent
La municipalité a déclenché la cellule de crise. Mais le psychologue ne sera finalement pas là avant ce matin. « On ne reprendra le travail qu’après son passage », prévient J. Des mesures de sécurité ont été, en revanche, immédiatement adoptées. Depuis hier, un agent de surveillance de la voie publique est en poste devant la mairie. Et le restera définitivement. « Je suis chargé de surveiller les allées et venues, vérifier que les gens qui entrent ici ne portent pas d’arme, et les orienter, témoigne Henri, de garde hier matin. Je fais des rondes dans les services aussi, pour m’assurer que tout va bien. En cas de problème, je peux prévenir directement la police municipale. » Une mesure « préventive », assure Philippe Kong, premier adjoint au maire en charge de la sécurité. Mesure qui s’accompagnera dans les prochains jours de l’installation d’une caméra de surveillance au service de l’état civil où de nombreux administrés défilent chaque jour. « On veut que cette caméra soit visible, souligne l’élu, car elle doit être dissuasive. Elle nous permettra aussi d’identifier rapidement les fauteurs de troubles. » Le discours se durcit alors : « Ce qui s’est passé hier (mardi) est inadmissible. Et il faut que l’auteur de cet acte soit sévèrement puni afin de dissuader ceux qui auraient ce genre d’idées. »
Cellule de crise et agent permanent La municipalité a déclenché la cellule de crise. Mais le psychologue ne sera finalement pas là avant ce matin. « On ne reprendra le travail qu’après son passage », prévient J. Des mesures de sécurité ont été, en revanche, immédiatement adoptées. Depuis hier, un agent de surveillance de la voie publique est en poste devant la mairie. Et le restera définitivement. « Je suis chargé de surveiller les allées et venues, vérifier que les gens qui entrent ici ne portent pas d’arme, et les orienter, témoigne Henri, de garde hier matin. Je fais des rondes dans les services aussi, pour m’assurer que tout va bien. En cas de problème, je peux prévenir directement la police municipale. » Une mesure « préventive », assure Philippe Kong, premier adjoint au maire en charge de la sécurité. Mesure qui s’accompagnera dans les prochains jours de l’installation d’une caméra de surveillance au service de l’état civil où de nombreux administrés défilent chaque jour. « On veut que cette caméra soit visible, souligne l’élu, car elle doit être dissuasive. Elle nous permettra aussi d’identifier rapidement les fauteurs de troubles. » Le discours se durcit alors : « Ce qui s’est passé hier (mardi) est inadmissible. Et il faut que l’auteur de cet acte soit sévèrement puni afin de dissuader ceux qui auraient ce genre d’idées. »

Des agents du service état civil de la mairie ont été agressés mardi midi par un administré armé. Traumatisés, les douze employés ont débrayé hier. Et un dispositif de sécurité a immédiatement été adopté par la municipalité.

Le regard fatigué par une nuit de sommeil agité, J. * grille nerveusement une cigarette. Adossée au mur de la mairie de Cayenne, elle attend le psychologue qui tarde à arriver. « C’est à se demander s’il viendra un jour », souffle-t-elle. « Mais tant qu’on ne l’aura pas vu, on ne reprendra pas le travail », intervient...

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