Décidément, la rentrée des classes n'est pas électrique que pour les enfants et les parents. Pour les politiques aussi. La semaine dernière, le maire de Cayenne Marie-Laure Phinéra-Horth et son opposante Audrey Marie se sont échangés des amabilités au sujet des reproches que le maire avait faits en public aux services municipaux, en découvrant le retard dans les travaux des écoles. Vendredi après-midi, lors du conseil municipal, les échanges se sont poursuivis lors des discussions de délibérations d'actualité, puisqu'elles concernaient les écoles. Audrey Marie estime que la mairie n'a pas fait assez pour développer les activités périscolaires. Seules une vingtaine d'associations de loisirs ont répondu à l'appel à projet lancé par la mairie il y a deux mois. Douze ont été retenues (lire également ci-dessous) en plus d'associations sportives. Ce n'est pas assez pour occuper les enfants des écoles élémentaires de Cayenne : l'an dernier, ils étaient 4 503 à participer aux activités. « On n'exploite pas toutes les possibilités de cette loi, regrette l'élue d'opposition. S'appuyer sur le tissu associatif, c'est bien, mais ce n'est pas assez [...]. Il faut aussi prendre langue avec les enseignants de Cayenne, les enseignants du privé et les syndicats » pour développer d'autres activités. Serge Bafau, élu délégué aux affaires économiques, affirme que des enseignants ont d'ores et déjà refusé d'animer les activités périscolaires. ET AUSSI...Bientôt une école de musique ?
Les débats entre conseillers municipaux sur la rentrée des classes se sont vite éloignés de leur sujet d'origine. L'opposante Audrey Marie a reproché à la majorité municipale que « seuls ceux qui peuvent payer (puissent) accéder à la culture » . Et en soulignant que ce n'était même pas grâce à la mairie, puisque c'est grâce à l'office culturel de la Région (OCRG) et au conseil général à travers la bibliothèque Franconie.
Marie-Laure Phinéra-Horth en a profité pour annoncer que la mairie étudiait la possibilité de créer une école municipale de musique. À suivre...
CAYENNE
Activités, fruits et cantine
Lors du conseil municipal de vendredi, les élus ont choisi les associations qui animeront les activités périscolaires. Ils ont aussi modifié certains tarifs de la cantine et élargi l'opération « Un fruit à la récré » .QUE FERONT VOS ENFANTS ?
Vendredi, les élus ont sélectionné douze associations pour animer des activités périscolaires dans les écoles de Cayenne. Chacune s'occupera d'un groupe de dix-huit élèves.
Agarande : contes et marionnettes avec Pêcheurs de lune ;
Zéphir : tai-chi-chuan avec Toum Guyane et multi-activités avec ACVLS ;
Jean-Macé : ateliers scientifiques avec Comensciences, sport avec l'Association sportive de l'école Jean-Macé ;
Mont-Lucas : ulti-activités avec Tourépé ;
Danglades : multiactivités avec Tourépé ;
Chambaud : danse africaine avec K'danse ;
Hyasine : multi-activités avec ACVLS ;
Boris : multi-activités avec ACVLS ;
Colibris : multi-activités avec ACVLS ;
Stanislas : percussions et pétanque avec Les Petits Ateliers de Kya ;
Malacarnet : percussions et pétanque avec Les Petits Ateliers de Kya, initiation au skate avec le comité régional de roller ;
Barthélémi : chants, danse et activités traditionnelles avec Guyan Anim ;
Mortin : éducation à l'image avec Wara Dinde ;
Pasteur : atelier fresque avec
DU CHANGEMENT À LA CANTINE
Les élus ont voté la création de tarifs forfaitaires à la cantine pour les parents qui ne fournissent pas tous les documents nécessaires à l'administration. Ils devront payer 50 euros s'ils habitent à Cayenne et 81,50 euros s'ils habitent ailleurs. Pour les parents en règle, rien ne change : le prix de la cantine est de 35 euros pour les enfants suivis par l'Aide sociale à l'enfance (Ase), de 25 à 47,50 euros pour les enfants de Cayenne en fonction du quotient familial, et de 79 euros pour les enfants vivant hors de Cayenne.
Les parents devront aussi fournir deux serviettes, une brosse à dents et du dentifrice pour leurs enfants.
DES FRUITS À LA RÉCRÉ
L'an dernier, la mairie de Cayenne a commencé à distribuer des fruits aux enfants, le mercredi matin, dans certaines écoles élémentaires de la ville. Vendredi après-midi, les conseillers municipaux ont étendu le dispositif à toutes les écoles. Trois mercredis par mois, ils recevront 100 grammes de fruit et un mercredi un substitut (jus, compote...).
Le programme va coûter 31 500 euros, financé par l'Europe à hauteur de 23 940 euros et par la mairie pour 7 560 euros.
En maternelle, les enfants reçoivent un produit laitier le mercredi. « Nous ferons le bilan en décembre. Si c'est positif, on donnera le fruit le mercredi. »
PRESQUE 2 MILLIONS POUR LE PÉRISCOLAIRE
Les services de la mairie ont fait leur calcul. L'an dernier, les activités périscolaires ont coûté 1,9 million d'euros : 983 000 euros sur le budget de la commune et 870 000 euros de subventions, soit 411 euros pour chacun des 4 503 enfants qui ont participé aux activités. Les douze associations retenues vendredi pour animer des activités vont toucher 2 784 euros pour s'occuper d'un groupe de dix-huit enfants pendant un an (sauf le comité de roller, 1 730 euros).
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