Guilain Lassouka : " Nous, les peuples autochtones, c'est comme si on n'existait pas"
Lycéen originaire de Trois-Sauts, Guilain Lassouka a accepté de livrer son parcours et les difficultés auxquelles il est confronté pour poursuivre sa scolarité sur le littoral.
Face aux caméras et aux micros des journalistes, Guilain Lassouka prend la parole. "On aimerait bien que l'État ou la CTG nous organise un transport scolaire pour aller au village à toutes les vacances", réclame le lycéen originaire de Trois-Sauts. Le mardi 02 septembre, il s'est imposé comme le porte-parole de son village lors de la manifestation devant le musée des cultures et des mémoires de Guyane, à Rémire-Montjoly. "C'est quelqu'un de fort, qui n'a pas peur de s'exprimer et qui sait poser ses limites, dépeint Tunaïa Desbois, animatrice socioéducative de l'Effet Morpho, association qui assure le droit à la scolarisation des enfants des communes de l'intérieur. Et ça, chez les jeunes qui viennent de Trois-Sauts, ce n'est pas commun."
Ses camarades ont aussi envie de s'exprimer, assure Guilain depuis le local de l'association à Rémire-Montjoly, mais "ils n'ont pas les mots pour le dire". "Ils peuvent s'exprimer en wayampi, dans ma langue, mais ils ne savent pas le faire en français", précise l'adolescent âgé de 18 ans, un samedi après-midi de fin septembre.
Dans le village de Trois-Sauts, le wayampi est l'une des langues maternelles. Le français est seulement employé à l'école. Guilain lui, a perfectionné son français tout seul. À la fin des cours, il prenait des livres...

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