Le pôle femme-enfant ouvre enfin ses portes
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Le pôle femme-enfant ouvre enfin ses portes

Rosane FAYET
Les chambres neuves, mieux équipées, répondent désormais aux normes d'hygiène. L'ensemble du mobilier movible permet le nettoyage de chaque recoin. (RF)
Les chambres neuves, mieux équipées, répondent désormais aux normes d'hygiène. L'ensemble du mobilier movible permet le nettoyage de chaque recoin. (RF)

Dès aujourd'hui, certains services du pôle femme-enfant, à l'hôpital de Cayenne, accueilleront les patients. Une ouverture retardée maintes fois. L'UTG-CGT santé alerte notamment sur la diminution des moyens, masquée par une structure flambant neuve.

Cela fait quatre ans qu'on l'aperçoit à chaque passage au rond-point Justin-Catayée, à Cayenne. La livraison de l'extension de l'hôpital Andrée-Rosemon était d'abord attendue en juin 2012, puis en avril 2013. La semaine dernière, les premiers déménagements des services du pôle femme-enfant, de l'ancienne structure vers la nouvelle, ont enfin débuté. Certains sont ouverts aux patients dès aujourd'hui ; les autres le seront dans le courant de la semaine (voir ci-contre).
Depuis un an, le syndicat UTG-CGT de l'hôpital monte au créneau en vue de ce déménagement. S'il apprécie l'arrivée de l'extension flambant neuve, il s'insurge face aux effectifs, qu'il estime réduits. « On est dans une logique d'économie permanente. Des chambres resteront fermées et certains services perdent du personnel » , affirme Adrien Guilleau, secrétaire général de la section pôle femme-enfant à l'UTG. Sa consoeur, Myriam Toribo, complète : « Nos sages-femmes devront gérer l'urgence seules. » Un exemple : « Chez les nourrissons, on a quatre infirmières et trois puéricultrices de moins, alors que le service a une superficie dix fois plus grande. On nous répond que les services seront équipés en lits pour les parents qui prendront en charge les nourrissons. Mais à quoi servons-nous ? » , demande Adrien Guilleau. Selon le syndicat, 79 agents seront gardés sur les 107 recrutements annoncés.
Parmi les critiques de l'UTG, les coursives, dont le garde-corps du balcon serait trop bas. Réponse de la direction : seuls les agents de sécurité et de nettoyage y ont accès, il n'y a que les pompiers qui détiennent la poignée de la porte. (RF)
Parmi les critiques de l'UTG, les coursives, dont le garde-corps du balcon serait trop bas. Réponse de la direction : seuls les agents de sécurité et de nettoyage y ont accès, il n'y a que les pompiers qui détiennent la poignée de la porte. (RF)
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DES ANOMALIES
Des chiffres que contredit Dominique Delpech, le directeur de l'hôpital : « 120 agents prendront place dès les premiers jours du déménagement. » Rien n'est définitif. « Nous reverrons ce chiffre dès que nécessaire, assure-t-il. C'est un contrat sur vingt ans, pas une fin en soi. On est bien conscient que ce n'est pas avec 120 agents qu'on arrivera à répondre aux besoins démographiques croissants. »
Côté sécurité, le CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) a élaboré une liste d'anomalies. « Des prises électriques au-dessus de points d'eau ou des plaques électriques dans tous les services, alors même qu'il n'y avait pas de demande » , cite Adrien Guilleau.
Réponse de la direction : « Les travaux ne s'arrêtent pas là, affirme Dominique Delpech. Et si l'on ouvre, c'est bien que la commission de sécurité a donné un avis favorable. »
Pas de blocage en vue, assure la secrétaire générale UTG, Patricia Saïd. « C'est un bâtiment très attendu par toute la population et par nous aussi, mais nous nous déresponsabilisons en cas de conséquences graves. »
Lundi, le syndicat a adressé une pétition, signée par 160 personnes, à la direction de l'hôpital et à d'autres instances de la santé.
REPÈRES
- Le calendrier
Cette semaine, tous les services déménagent de l'ancien bâtiment de l'hôpital vers les locaux neufs.
Aujourd'hui : consultations externes gynécologie ; hospitalisation néonatalogie ; bloc obstétrique ; unité gynéco-obstétrique ; réanimation nouveaux-nés ; grossesses pathologiques ; service médicalisé pour nouveau-nés (Kangourou) ; secrétariats hospitalisation en néonatalogie et en maternité ; bureaux des médecins ; une salle de travail et trois salles de pré-travail.
Mardi : service nourrissons.
Mercredi : secrétariat hospitalisation pédiatrie ; post-partum.
Jeudi : activités pédiatrie ; réserves pédiatrie et nourrissons ; consultation pédiatrie ; réanimation ; soins intensifs néonat ; pédiatrie grands enfants.
Vendredi : hôpital de jour pédiatrie ; gynécologie.
Les nouveautés
La nouvelle maternité (Bois de rose) ouvre aujourd'hui ; le service soins continus en pédiatrie demain. Le service post-partum, lui, devient Arouna, et accueille 30 lits supplémentaires. En plus des moyens transférés, ces locaux accueillent 2,6 millions d'euros d'équipements et mobiliers neufs, ainsi que 2,9 millions d'euros de matériel biomédical. Une première en Guyane : en néonatologie par exemple, des moniteurs télévisés sont placés tout au long du couloir permettant une surveillance du personnel où qu'il se trouve. Les chambres parents-enfants font aussi leur arrivée.
(Rosane Fayet)
(Rosane Fayet)

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