Au lycée Melkior-Garré, un conseil d'administration sous surveillance du rectorat
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Au lycée Melkior-Garré, un conseil d'administration sous surveillance du rectorat

 Nahomie PERIGNY
Depuis plusieurs mois, l'intersyndicale accuse la cheffe d'établissement d'empêcher les discussions autour de la répartition des moyens horaires du lycée pour l'année prochaine.
Depuis plusieurs mois, l'intersyndicale accuse la cheffe d'établissement d'empêcher les discussions autour de la répartition des moyens horaires du lycée pour l'année prochaine. • DR

 Les représentants du personnel dénoncent la suppression de 28 heures dans la dotation horaire du lycée pour les filières générales et technologiques

Le climat reste tendu au sein du Lycée Melkior-Garré. Après plusieurs semaines de tensions entre l'intersyndicale enseignante et la direction de l'établissement, le dernier conseil d'administration s'est tenu sous l'œil attentif du rectorat, lundi 18 mai. Un conseiller technique du recteur était exceptionnellement présent pour observer le déroulement des échanges, "une situation rare"  selon Marion Decave, professeure au lycée Melkior Garré. 

" Normalement, il n'y a jamais d'observateur. Mais au vu des derniers événements, le rectorat a envoyé quelqu'un ", explique la professeure. Selon elle, cette présence a permis d'apaiser les discussions. " Il a en quelque sorte co-présidé le conseil avec la proviseure. C'est un point positif, car cela nous a enfin permis de débattre réellement. "

Un manque de communication 
avec la direction

Depuis plusieurs mois, l'intersyndicale accuse la cheffe d'établissement d'empêcher les discussions autour de la répartition des moyens horaires du lycée pour l'année prochaine. Les enseignants dénoncent un manque de concertation dans les précédents conseils d'administration. " Nous avons connu des CA où il n'y avait aucune discussion. Les votes contre et les propositions des représentants des personnels n'étaient jamais examinés ", affirment-ils.

Lors de cette nouvelle réunion, certaines revendications ont toutefois été entendues. Pour la section professionnelle, les demandes des enseignants concernant la répartition des heures ont été acceptées. L'objectif : permettre davantage de travail en groupes réduits afin d'améliorer les conditions d'apprentissage des élèves. " Avec notre proposition, les élèves auront toujours 24 heures de cours, mais seulement 15 heures en classe entière au lieu de 18 ", détaille l'intersyndicale.

28 heures supprimées

En revanche, la situation reste plus compliquée pour les filières générales et technologiques. Les représentants du personnel dénoncent la suppression de 28 heures dans la dotation horaire du lycée. Une décision qu'ils jugent " énorme ".

Les syndicats ont voté contre la répartition des heures proposée pour ces sections et comptent désormais adresser un courrier au recteur afin de demander la restitution des heures supprimées. " Nous avons travaillé longuement sur cette organisation et, au dernier moment, on nous retire 28 heures ", regrettent-ils.

Malgré les désaccords persistants, l'intersyndicale se félicite de l'évolution du dialogue lors de ce conseil d'administration. " Nous sommes satisfaits d'avoir enfin pu discuter et que la proviseure fasse preuve de pédagogie. Le conseil d'administration est souverain dans un établissement et, jusqu'ici, nous n'avions pas notre mot à dire ", soulignent les enseignants.

Pour rappel, dans un précédent communiqué, les syndicats avaient demandé au recteur " de siffler la fin de la récréation ". Une demande qui, selon eux, semble désormais avoir été entendue avec l'intervention du rectorat dans ce dossier sensible, à quelques semaines des épreuves du baccalauréat.

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