Les voyants sont au rouge à l'aéroport Félix Eboué • DR
« Il nous faudra au moins trois ans pour espérer rattraper les déficits actuels ». Le ton est morose pour Olivier Taoumi à l’instar de l’aéroport qu’il dirige. Celui-ci semble en effet au bord du crash…
Tristes temps modernes. Même Charlie Chaplin
n’aurait pas imaginé une telle scène à la chaîne dans un aéroport.
L’entrée s’effectue de manière presque automatisée, régulée au
compte-goutte par un agent avant même de passer les grandes baies
vitrées. Seuls les passagers sont autorisés à entrer, billets
d’avion faisant foi. Les embrassades d’autrefois se manifestent
alors par un bref jeu de coudes et des éclats d’au revoir étouffés
par les masques. Dès qu’ils entrent, les passagers - à demi
« anonymisés » par ce masque chirurgical - le seul qui
soit autorisé - présentent mécaniquement les papiers justifiant
leur identité, leur test PCR négatif et leurs motifs impérieux.
« L’adresse sur la pièce d’identité...
Édition spéciale : Rétro 2025
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