Cité Brutus : l'exemple à suivre
Seule maison de quartier à avoir poursuivi ses activités après le drame de Mirza, Brutus accueille chaque semaine une trentaine d'enfants heureux de pouvoir rire, jouer et apprendre...
Et pendant les vacances, ils viennent ici tous les jours, sauf le week-end. Les animateurs de l'association leur préparent des activités manuelles et sportives pour des journées bien remplies.
« Je suis contente de venir ici. Je retrouve mes copines, je lis, je dessine... J'adore ça! » , s'exclame la petite Ivana, 6 ans. À ses côtés, Nelta, 9 ans, est plongée dans la lecture passionnante des aventures de Titeuf. Imperturbable. Quant à Orphéo, 11 ans, il avoue s'ennuyer chez lui. « Je préfère être ici parce qu'il y a plein de choses à faire. »
« C'est vrai qu'on ne s'ennuie pas » , plaisante Andréa, qui intervient à la maison de quartier depuis trois ans. « Qu'il pleuve ou pas, on a de quoi les occuper. Regardez, ils peuvent même jouer au badminton à l'intérieur tellement il y a de place! »
Les bibliothécaires et les animateurs cohabitent d'ailleurs parfaitement. « On se complète » , explique Gilberte en gardant un oeil sur les enfants qui passent d'atelier en atelier.
« On leur apprend le recyclage, ajoute Andréa. Avec des vieux journaux, on fabrique des paniers par exemple. Les plus grands viennent aussi nous demander de l'aide pour leurs travaux pratiques. Et puis on discute, on échange, on partage... C'est comme une vie de famille. »

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