La coopérative agricole BioSavane veut mieux cerner les envies des consommateurs envers les produits bio (DR)
Ancrée dans une perspective de développement de l'agriculture biologique, la coopérative BioSavane réalise une enquête auprès des consommateurs afin de mieux cerner les demandes locales.
Selon la coopérative agricole BioSavane, de plus en plus de producteurs guyanais souhaitent se lancer dans la culture bio. Il va sans dire que l'organisme s'en félicite. Toutefois, avant de produire, encore faut-il avoir la certitude que le consommateur est demandeur. C'est la raison pour laquelle la coopérative a pris la décision de consulter les principaux intéressés par le biais d'une enquête.
Un questionnaire a d'ores et déjà été adressé à des consommateurs de produits bio rencontrés sur les marchés ou lors du Salon de l'agriculture de Matiti. Un questionnaire qui est également disponible en ligne (à l'adresse suivante : https://fr.surveymonkey.com/) à l'attention de tous. « La demande est grande, mais on veut la cerner mieux, explique Anne-Fleur Beaulieu, responsable de la filière végétale biologique. Nous voulons savoir ce que les consommateurs veulent manger et aussi ce que les agriculteurs veulent planter. »
L'enquête a pour vocation d'évoluer au fil des suggestions formulées par les consommateurs. « Ensuite, il va nous falloir retranscrire les résultats » , précise Anne-Fleur Beaulieu. Des données qui serviront à conseiller les agriculteurs qui souhaitent se tourner vers la filière biologique.
« FAIRE DU BIO EN GUYANE, C'EST POSSIBLE »
Pour l'heure, la Guyane compte une cinquantaine de professionnels certifiés. Une vingtaine ont adhéré à la coopérative BioSavane. « La certification permet d'éclairer le consommateur, souligne la responsable. Car avec une certification, l'agriculteur s'engage. » Depuis deux mois, six demandes de certifications ont atterri sur les bureaux de la coopérative. D'autres sont attendues.
En effet, le travail de la Maison familiale rurale (MFR) de Mana, qui sensibilise les jeunes en formation et les professionnels installés, conjugué aux retombées de la formation dispensée depuis le début de l'année au lycée agricole de Matiti (ou douze stagiaires sont formés à l'agriculture bio pendant un an) laisse entrevoir une hausse des prétendants. « De plus, on commence à voir que ça marche, lance Anne-Fleur Beaulieu. Faire du bio en Guyane, c'est possible. »
Les résultats de l'enquête doivent être connus dans un mois.
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