Deuil périnatal : « On pense rarement aux mamans qui ont perdu leur enfant »
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Deuil périnatal : « On pense rarement aux mamans qui ont perdu leur enfant »

Nahomie PERIGNY n.perigny@agmedias.fr
Shirley a voulu graver les empreintes de sa fille, accouchée mort-née.
Shirley a voulu graver les empreintes de sa fille, accouchée mort-née. • SF

Cette année, la fête des Mères est célébrée le 31 mai. Une date qui, pour certaines, ne résonne pas seulement comme une célébration, mais aussi comme un rappel douloureux : celui d'un enfant parti trop tôt, et d'une fête marquée par l'absence.

Shirley, 30 ans, s'apprête une nouvelle fois à vivre la fête des Mères dans le silence de l'absence. Comme l'année dernière, elle célébrera cette journée entourée de ses proches, mais sans son bébé à ses côtés.

Pour cette jeune mamange*, le cauchemar reste intact. « Le 13 novembre, ma vie s'est écroulée. » Pourtant, rien ne laissait présager un tel drame. « J'ai eu une bonne grossesse dans l'ensemble. Tout a basculé lorsque, deux semaines avant l'accouchement, j'ai senti que mon bébé ne bougeait plus. »

«  On me dit qu'elle est morte  »

Par précaution, elle et son compagnon décident alors de consulter le gynécologue chargé de son suivi de grossesse. Après quelques minutes d'attente, le verdict tombe. « Mon bébé n'a plus de signe cardiaque. Elle ne respire plus. On me dit qu'elle est morte... à ce moment-là, c'est une partie de moi qui s'en va avec elle. »

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