Manifestations pendant la pandémie : Goudet, Goua et Alexander condamnés avec sursis, font appel
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Manifestations pendant la pandémie : Goudet, Goua et Alexander condamnés avec sursis, font appel

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Les membres de l'association Trop Violans font appel d'une condamnation.
Les membres de l'association Trop Violans font appel d'une condamnation. • GG

Les manifestants avaient été condamnés à des peines de 6 et 3 mois de prison avec sursis, mais font appel.

Condamnés par le tribunal correctionnel le 16 janvier dernier, Olivier Goudet et Yvane Goua, leaders de l'association Tròp Violans font appel de la décision de justice. "C'est une décision politique. Ce sont des militants qui ont été visés", se justifie leur avocate, Lucie Louze-Donzenac. 

Les faits, multiples, concernent plusieurs "organisations de manifestations sur la voie publique, sans déclaration." Ils remontent aux mois de septembre et octobre 2021. La justice leur reprochait aussi une "entrave à la circulation des véhicules sur la voie publique." Le tribunal les a relaxés de la majorité des accusations, mais certaines ont été retenues.

Olivier Goudet a été condamné à six mois avec sursis et Yvane Goua à trois mois. L'infirmière libérale Delana Alexander, qui comparaissait à leurs côtés, a également été condamnée à trois mois avec sursis. Rappelons que le contexte se situe en pleine pandémie de Covid-19, et que ces trois manifestants faisaient alors partie de la Caravane pour la liberté, qui luttait contre la rigueur vaccinale. 

 "Le tribunal cherche à faire taire l'association"

"On pourrait se dire que nous sommes satisfaits d'avoir été relaxés de quelques dossiers... mais nous sommes étonnés de cette volonté qui persiste à condamner les représentants de l'association", explique Yvane Goua lors d'une conférence de presse cette semaine. 

 "Comme il y a du sursis, le tribunal cherche à faire taire l'association, estime Lucie Louze-Donzenac. S'ils sont à nouveau condamnés, ils risquent la révocation du sursis et donc d'aller au centre pénitentiaire de Rémire." 

Les manifestants ont fait appel de leur condamnation et iront devant la cour d'appel. 

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