Le droit des victimes d’infractions pénales
En Guyane comme ailleurs, les infractions pénales se multiplient. Les auteurs appréhendés bénéficient d’une législation qui leur garantit l’exercice de leurs droits de leur arrestation jusqu’au jour de leur procès, et encore après. Qu’en est-il des victimes d’infractions pénales ?
En une époque lointaine, la victime d’une infraction pénale (meurtre, agression sexuelle, vol, etc.) réclamait au roi ou au seigneur le droit de se venger. La victime était la clef de voûte d’un procès qui mettait l’honneur à l’honneur. Aujourd’hui, le rôle de la victime dans le procès pénal a changé. L’État occupe le rôle de l’accusateur et la victime devient le témoin du crime ou du délit dont elle a été l’objet.
Si le procès pénal est attendu par l’auteur présumé des faits, il l’est aussi souvent par la victime et par ses proches. La condamnation de l’un entraîne la reconnaissance de l’autre, à condition toutefois qu’elle en fasse la demande. Cette reconnaissance passe par un préalable indispensable et nécessaire qui est la constitution de partie civile. Par cet acte, ou cette action, la victime emporte le statut de partie civile et devient une véritable partie au procès pénal.
La constitution de partie civile va alors permettre soit de déclencher l’action publique et/ou civile, soit d’associer à une action publique déjà lancée une action civile. Au-delà d’une action purement pécuniaire, la victime pourra ainsi réclamer la condamnation de celui qui l’a attaquée.
Comment se constituer...

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