Journée internationale des mangroves : un écosystème très présent en Guyane
Avec 53 106 hectares recensés en 2020, les mangroves de Guyane représentent plus de la moitié des mangroves françaises et couvrent près de 80 % du littoral
À l'occasion de la Journée internationale des mangroves, ce dimanche 26 juillet, un coup de projecteur sur ces forêts côtières s'impose. En Guyane, elles occupent près de 80 % du littoral. Elles se développent sur les côtes, mais aussi le long des fleuves et peuvent remonter plusieurs dizaines de kilomètres à l'intérieur des terres.
Ici, la mangrove est en mouvement. Les bancs de vase transportés par les courants depuis l'Amazone s'accumulent sur certaines zones et permettent aux jeunes palétuviers, des arbres adaptés aux sols vaseux et salés, de s'installer. En trois ans, une nouvelle forêt peut se former. Sur d'autres secteurs, l'érosion emporte les arbres et une entité de mangrove peut disparaître en quelques mois.
Un rôle de nurserie pour la vie marine
Cette dynamique fait de la mangrove un milieu particulier, étudié par de nombreux chercheurs. Son observation permet de mieux comprendre les phénomènes d'érosion et d'envasement qui modifient le trait de côte.
Les racines des palétuviers offrent un refuge à de nombreuses espèces. Poissons, crevettes et crabes y trouvent des zones où se nourrir, grandir et se protéger.
La mangrove constitue ainsi une véritable nurserie pour la vie marine et contribue à la richesse des ressources halieutiques du littoral guyanais. Ces forêts stockent aussi d'importantes quantités de carbone, jusqu'à 350 tonnes par hectare sous forme de biomasse
Un écosystème sous protection
Sur le territoire, plus d'un tiers des mangroves relève du Conservatoire du littoral. Près de 11 000 hectares sont inclus dans le périmètre du Parc naturel régional de Guyane. Les mangroves d'Awala-Yalimapo et de la côte de Kaw se trouvent aussi dans des réserves naturelles.
D'autres secteurs restent moins protégés. C'est le cas des mangroves de la Pointe Béhague et des rives du Maroni, soumises à différentes pressions, dont l'orpaillage et la pêche, d'après les données du rapport du Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT) consacré aux mangroves de Guyane, en 2020.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters