Grève à la SGDE : la direction évoque des "coupures malveillantes", les grévistes se défendent
Les grévistes sont installés devant les locaux de la SGDE depuis le 15 octobre
Le mouvement de grève généralisé se poursuit depuis le 15 octobre à la Société guyanaise des eaux (SGDE). Des syndicalistes sont installés devant les locaux de la société à Montabo, Baduel, mais aussi à Kourou et Saint-Laurent. Parmi les diverses revendications, les négociations sont pour l'instant bloquées à la demande de l'embauche des 25 postes vacants au sein de l'entreprise. "On est d'accord sur 17 postes, pour le reste, on discute", affirme Philippe Folliasson, directeur général délégué de la SGDE.
Alain Balum et Yannick Benth, délégués syndicaux à l'UTG déclarent : "Sur le terrain, on voit qu'il nous faut les postes manquants. La population est exigeante sur les interventions. On ne peut pas suivre avec les effectifs qu'on a."
Les grévistes déplorent le fait que la direction soit soumise, dans ses décisions, à l'aval du groupe Suez dont la SGDE est une filiale. "Notre comité de direction ne peut rien faire. La maison mère veut faire beaucoup d'économies, donc ils pompent les filiales. Ce n'est pas acceptable", poursuivent les délégués syndicaux.
"On a trouvé des vannes manipulées"
Autre élément : des baisses de pression d'eau ont été relevées dans certains quartiers de l'île de Cayenne ces derniers jours. Questionnée sur ce point, la direction évoque des "coupures malveillantes" et ajoute : "Les premières constatations effectuées indiquent que ces perturbations sont liées à des fermetures volontaires de vannes effectuées dans le cadre du mouvement de grève."
"On ne sait pas de quoi ils parlent", répond l'UTG SGDE. "Les infrastructures sont vétustes. Normalement quand tout le monde travaille, on voit moins ces problèmes parce qu'on peut gérer la situation."
Lors de la dernière séance de négociation, la direction s'est mise d'accord sur la mise en place de formations pour les équipes. Les réunions se poursuivent pour arriver à une sortie de crise.
Imbroglio sur le nombre de grévistes
Le syndicat UTG revendique près de de 150 grévistes sur 172 employés à la SGDE. Ce chiffre n'est pas confirmé par la direction qui évoque "entre 45 et 60" grévistes.
Le delta s'expliquerait en partie sur les 25 postes vacants que les grévistes comptent dans leurs rangs. Un service d'astreinte est aussi maintenu ce qui peut influencer le nombre revendiqué de parts et d'autres.
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