Jusqu'à 20 ans de prison pour les membres d'une bande armée aux assises de Cayenne
La cour a retenu la circonstance aggravante de la bande organisée
Ils étaient dix, âgés de 31 à 47 ans, à être jugés par la cour d'assises de Cayenne depuis le 5 octobre. La bande armée était accusée de treize braquages violents commis autour de l'île de Cayenne entre juin et septembre 2022.
Ce jeudi 15 octobre, le délibéré a été rendu. Les peines les plus importantes ont été attribuées à Claudenor Ferreira Da Silva et Nevaldo Santos Silva, condamnés à 20 ans de prison. José Tadeu Barros Junior a reçu une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Onze braquages chacun sont attribués à ces trois membres très actifs de la bande. Le parquet général avait requis 25 ans de prison à leur encontre.
La cour a aussi prononcé des peines allant de 16 ans à 10 ans de réclusion pour les autres accusés. Une prévenue à qui on reprochait des faits de complicité pour un fait a été condamnée à cinq ans, dont trois ans avec sursis.
"Les accusés n'ont pas hésité à ligoter de très jeunes enfants"
La cour a retenu la circonstance aggravante de la bande organisée, ce qui était contesté par la défense "et qui est un élément essentiel de ce dossier", pour l'avocat général Yvon Calvet. Ce dernier rappelle : "les accusés n'ont pas hésité à ligoter de très jeunes enfants. Des victimes ont été violemment frappées."
En tout, dix-sept victimes s'étaient constituées partie civile, parmi lesquelles un ancien président de la Chambre de commerce, un docteur connu de la place ou encore une enseigne de bricolage.
La cour a aussi prononcé la peine d'interdiction définitive du territoire français à l'encontre des prévenus de nationalité brésilienne qui étaient en Guyane en situation irrégulière.
Cette équipe de braqueurs se démarquait par un usage quasi-systématique d'armes à feu pour intimider les victimes et venir à bout du vol. Autre point important, deux des prévenus ont déjà été jugés en février 2025, puis en appel en juin 2026, pour un braquage violent à la Chaumière, à Matoury. Dans ce fait, les deux principaux assaillants purgeaient déjà une peine de 22 et 20 ans de prison.
Les condamnés ont dix jours pour faire appel.

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