Avec la correctionnalisation, « les peines sont divisées par trois ou quatre »
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Hélène Sigala, premier vice-présidente pénal du tribunal judiciaire de Cayenne

Avec la correctionnalisation, " les peines sont divisées par trois ou quatre "

Propos recueillis par Romain ALLIMANT
Hélène Sigala, à son bureau au tribunal judiciaire.
Hélène Sigala, à son bureau au tribunal judiciaire. • ROMAIN ALLIMANT

Entre manque de moyens et accords des victimes, Hélène Sigala, premier vice-présidente pénal du tribunal judiciaire de Cayenne, revient sur le phénomène de la correctionnalisation en Guyane, qui permet de juger plus rapidement des crimes en les transformant en délits.

Qu'est-ce que la correctionnalisation ?

Cela signifie que sur une infraction qualifiée de crime, on va artificiellement en faire un délit. Il y a deux sortes de correctionnalisation. La première, c'est lorsque le Parquet le décide, plus précisément le procureur. C'est lui qui choisit d'ouvrir une instruction ou non. Par exemple, s'il est appelé pour une fellation forcée, juridiquement, il y a pénétration donc c'est un viol mais il peut décider de traiter rapidement le dossier et de passer en comparution immédiate. Cela devient donc un délit et non plus un crime. La personne va alors être jugée pour une agression sexuelle et pas pour un viol, donc les peines ne sont pas les mêmes. Elles sont divisées par trois ou quatre.

 

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