Au lycée Félix-Éboué, le rectorat ouvre la porte au retour d'une classe de seconde
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Mobilisation

Au lycée Félix-Éboué, le rectorat ouvre la porte au retour d'une classe de seconde

Oriane REALLE
L'intersyndicale indique dans son communiqué les réponses apportés par le rectorat à la suite des mouvements de ce début de rentrée au Lycée Félix-Eboué.
L'intersyndicale indique dans son communiqué les réponses apportés par le rectorat à la suite des mouvements de ce début de rentrée au Lycée Félix-Eboué. • ARCHIVES

Après leur mobilisation de rentrée, les personnels du lycée Félix-Éboué ont été reçus par le rectorat. La question de la classe de seconde et le manque d'assistants d'éducation ont été au cœur des échanges

Les personnels du lycée Félix-Éboué, à Cayenne, font le point après leur audience avec le rectorat du 9 septembre. Mobilisés depuis la rentrée contre la suppression d'une classe de seconde et le manque de personnels, les représentants de Sud Éducation, Snes-FSU et Steg-UTG ont obtenu plusieurs précisions.

Une 12e classe sous condition

Concernant les secondes, les représentants du lycée contestent les chiffres retenus par le rectorat pour déterminer les moyens de l'établissement. Celui-ci avait comptabilisé 267 élèves, conduisant à la suppression d'une classe et au passage de 12 à 11. Selon les personnels, le lycée compte en réalité 293 élèves selon le proviseur et 304 selon les données Pronote.

À l'issue de la rencontre, le rectorat s'est engagé oralement à rétablir une 12e classe si l'effectif atteint 308 élèves, soit une moyenne de 25,6 élèves par classe.

Des contrats d'AED transmis trop tard

Le manque d'assistants d'éducation (AED) a aussi été abordé. Le rectorat explique avoir rencontré des difficultés dans le transfert des contrats AED de l'ancien budget du lycée Michotte vers celui du rectorat.

Les contrats étaient pourtant établis avec une prise de fonction au 1er septembre, mais leur transmission aux établissements a pris du retard. Le rectorat reconnaît ne pas avoir informé à temps les agents concernés ni les directions. Selon les représentants du lycée, les AED en CDD étaient donc couverts légalement dès le 1er septembre, même sans avoir encore signé leur contrat et leur procès-verbal d'installation, et auraient pu assurer leur service dès les 3 et 4 septembre.

Les personnels maintiennent par ailleurs leurs alertes sur la restauration scolaire, le sous-effectif des agents et leurs conditions de travail au réfectoire. Les élèves avaient eux aussi engagé un mouvement le 7 septembre pour dénoncer leurs conditions d'apprentissage et de vie dans l'établissement.

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