Une crise constitutionnelle après la reprise du procès ?
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SURINAME

Une crise constitutionnelle après la reprise du procès ?

R.V.-H.
Le président Desi Bouterse lors de la cérémonie d'investiture (AP & DR)
Le président Desi Bouterse lors de la cérémonie d'investiture (AP & DR)

Le procès contre le président surinamais, Désiré Bouterse, devrait reprendre jeudi. Selon le juge, la loi d'amnistie n'a pas lieu de s'appliquer. Pour le camp de Bouterse, cette décision du juge, de ne pas suivre une loi votée par le Parlement, va provoquer une crise constitutionnelle. Le président dit défendre la loi, les opposants craignent une annonce d'état d'urgence afin de contourner le procès. Les tensions sont au plus haut.

L'annonce de la cour martiale a pris une tournure très délicate au Suriname. Après avoir expliqué que la loi d'amnistie n'avait aucune implication sur le procès du président Désiré Bouterse, car considérée comme une interférence, la date du 30 juin avait été retenue pour le réquisitoire. Une mauvaise nouvelle pour le président accusé des meurtres de dix-huit personnes, dont plusieurs journalistes, le 8 décembre 1982. Après quelques jours de silence, ce fut une déferlante d'entretiens.
« ENVOYER LES JUGES SE FAIRE FOUTRE »

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