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Territoire sud : le Suriname rediscute de la frontière

Pierre-Yves CARLIER / Raymond VANHEMERT Jeudi 13 novembre 2014
Territoire sud : le Suriname rediscute de la frontière
La carte du Suriname avec, entourés de pointillés, les deux territoires contestés avec la Guyane et le Guyana (DR)

Depuis 1915, la France et le Suriname sont en désaccord sur le fleuve marquant la frontière au sud d'Antecume Pata. Le Suriname veut reprendre les discussions.

C'était à la mi-2007. Une opération de lutte contre l'orpaillage clandestin se déroule au sud de Maripasoula, entre la Litani et la Malani. Demande d'explications du Suriname, convocation de l'ambassadeur de France en poste à l'époque à Paramaribo. On l'oublie parfois : depuis 1915, la France et le Suriname sont en désaccord sur leurs frontières.
Deux secteurs posent problèmes : la frontière maritime et la frontière terrestre au sud d'Antecume Pata. Pour la France, la frontière est marquée par la Litani (la plus à l'ouest). Pour le Suriname, il s'agit de la Malani (ou Maouini, plus à l'est). Cela représente 3 000 km2. Les discussions pourraient reprendre entre les deux pays.
PAS DE RÉACTION DU GOUVERNEMENT
En effet, le gouvernement surinamien a prévu de réétudier le sujet lors des négociations sur le budget de l'État 2015. C'est ce qu'a fait savoir le ministre surinamien des Affaires étrangères, Winston Lackin, lors de discussions préliminaires avec la commission parlementaire. Il semble que le ministre souhaite évoquer le sujet très sensible des territoires contestés en comité général, c'est-à-dire lors de discussions à huis clos entre le Parlement et le gouvernement.
Les deux territoires contestés sont celui de Tigri, entre le Guyana et le Suriname, et le territoire sud entre le Suriname et la Guyane. Ces derniers mois, de nombreuses questions ont été posées par rapport à ces deux dossiers. Mais le gouvernement n'a jamais souhaité réagir en public et opte plutôt pour une séance à huis clos où les parlementaires puissent parler en toute liberté.
Les discussions ne se limiteront pas seulement aux démarcations terrestres mais aussi maritimes. Il s'agira, dans ce cas, de discussions multilatérales avec les autres pays de la région des Caraïbes puisqu'une demande d'extension de leur territoire maritime a récemment été approuvée par les Nation unies.
Le souhait est de trouver une solution qui aille à toutes les parties. Entre le Suriname et la Guyane, il semblerait qu'une solution équilibrée soit facilement réalisable. Pour le territoire Tigri en revanche, le chemin à parcourir pourrait être plus long. Depuis quelques dizaines d'années le Guyana occupe le territoire Tigri après l'avoir pris de force, ce qui pourrait engendrer un nouveau bras de fer aussi bien entre les deux nations qu'entre les parlementaires.
Pierre-Yves CARLIER & Raymond VAN HEMERT (fransinsuriname.com)

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