La littérature guyanaise s'exporte à Belém
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×

La littérature guyanaise s'exporte à Belém

Les auteurs guyanais qui ont fait le déplacement au Brésil (DR)
Les auteurs guyanais qui ont fait le déplacement au Brésil (DR)

Comme chaque année, le « Hangar » , immense espace situé à la périphérie de la ville de Belém, accueille la Foire pan-amazonienne du Livre jusqu'à dimanche. Quatre auteurs guyanais y ont animé des ateliers.

L'Alliance française, fidèle exposant depuis plus d'une décennie, a invité la Guyane. Quatre auteurs emmenés par Promolivres ont donc fait le déplacement et participent aux nombreuses activités littéraires programmées pour promouvoir la littérature guyanaise à Belém. Et pour ce faire, quoi de mieux que le regard porté par Catherine Le Pelletier sur la littérature guyanaise dans son tout dernier ouvrage Littérature et société : la Guyane. Brossant une petite historiographie lors d'une conférence rassemblant de nombreux professeurs de français, elle relève les premières traces de littérature, les « pétroglyphes » des premiers habitants, les Amérindiens. Sont ensuite cités les écrits de Malouet, Méterraud, de Saint Quentin, suivi par le roman guyanais de référence Atipa d'Alfred Parepou. Damas, Maran, Lohier, Contout, « tous ont en commun l'affirmation de leur régionalisme » , analyse Catherine Le Pelletier. Passant en revue la littérature orale dans sa forme essentielle : contes, dolos, fables, masak, chansons et légendes, qui conservent une place appréciable à l'oralité. Aujourd'hui, la littérature guyanaise poursuit « sa révolution, intégrant le concert littéraire mondial... »
Eugène Epailly lui est intervenu sur le rôle joué par le métal aurifère dans la formation de la nouvelle société créole post-esclavage de 1855 à 1911. Ce métal a permis l'émergence d'une nouvelle classe sociale issue pour la plupart de l'esclavage, dont les plus illustres sont Théophile Archange Vitalo et ses frères Elie et Auguste.
JEUX DE RÔLE
Quelle ne fut pas la surprise de Pierre Apollinaire Stephenson face à l'émotion qu'a déclenché la lecture d'un de ses poèmes Je veux donner du rêve auprès d'étudiants. Le poète guyanais a animé plusieurs ateliers expliquant son parcours, ses sources d'inspiration, faisant des lectures devant des auditeurs étonnés par la beauté des textes, en particulier ceux des poèmes d'amour. Surpris par la sensibilité de ses interlocuteurs, mais aussi par la fréquentation et l'organisation de la Foire, il assure que, « par-delà nos différences de langue, nous avons un socle sud-américain commun à consolider par le dialogue » .
Les rendez-vous étaient déjà pris pour Patrick Agot, auteur de livres de jeunesse traduits en portugais qui, tous les matins, a accueilli des élèves pour l'expérimentation d'une méthode de lecture par des jeux de rôle avec badge. Une animation également réalisée devant une trentaine d'élèves de l'école Duque de Coxias.
Si des pistes sont à explorer dans le domaine culturel, scolaire et universitaire, il est évident que traduction reste le maître-mot pour rendre encore plus fructueuses les prochaines rencontres littéraires entre la Guyane et le Brésil.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×