Vénézuela : les réactions politiques s'enchaînent
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Vénézuela : les réactions politiques s'enchaînent

La rédaction

Du Guyana au Brésil, en passant par la France, les politiques s'expriment sur la capture du président vénézuelien

Emmanuel Macron est finalement sorti du silence. Le président français s'est exprimé à 19h49 heure française au sujet de la situation au Vénézuela. "Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir", a-t-il réagi sur le réseau social X. 

"La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. Nous souhaitons que le Président Edmundo González Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition", a ajouté Emmanuel Macron. 

 

 

Le président français n'a pas commenté l'opération américaine qui s'est pourtant déroulée hors de tout cadre légal comme l'ont exprimé l'ONU et l'Union européenne. 

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est inquiété samedi «que le droit international n’ait pas été respecté» dans la capture du président vénézuélien par les Etats-Unis, a indiqué son porte-parole dans un communiqué. 

Les députés guyanais condamnent

Une position qui tranche avec les réactions des députés guyanais. "Acte de guerre", de "terrorisme" et de "piraterie", tels sont les mots employés par Jean-Victor Castor pour dénoncer la capture du président vénézuélien par Donald Trump. 

 

Dans un communiqué publié samedi 3 janvier sur les réseaux sociaux, le député de la première circonscription de Guyane Jean-Victor Castor condamne "l'agression criminelle menée par les Etats-Unis d'Amérique". 

Menace de "déstabilisation"

Aux yeux de l'élu du Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale, cet acte constitue "un acte de guerre, une violation flagrante du droit international et une nouvelle démonstration de l'arrogance impérialiste des Etats-Unis". "La capture d'un chef d'Etat étranger, si elle est confirmée, s'apparente à un acte de terrorisme et de piraterie internationale et ouvre une brèche gravissime dans l'ordre mondial", poursuit le député. 

Jean-Victor Castor souligne qu'un tel acte impacte les territorires ultramarins qui sont "aujourd'hui menacés de déstabilisation". "La Guyane, voisine du Vénézuéla et héritière des luttes anticolonialistes, ne saurait rester silencieuse." Il appelle la France à "rompre avec toute complaisance" avec les Etats-Unis. 

Rupture avec l'ordre international

Une ligne suivie par Davy Rimane, député de la deuxième circonscription de Guyane et président de la Délégation aux Outre-mer. " Aucune accusation, quelle qu’elle soit, ne donne à un pays le droit d’entrer militairement sur le territoire d’un autre État, d’y saisir ses dirigeants et d’organiser leur transfert, hors de tout cadre multilatéral, a déclaré l'élu (Asewa) dans un communiqué. C’est une rupture gravissime avec l’ordre international."

"Comme député de la Guyane et président de la Délégation aux Outre-mer, je rappelle que la stabilité de notre région, Caraïbes, plateau des Guyanes, espace amazonien, ne peut être mise en péril par l’unilatéralisme militaire", ajoute Davy Rimane avant d'appeler à une position claire de la France et de l'Union Européenne. 

"Aujourd’hui, c’est l’ordre juridique international qui est défié. Si nous laissons s’installer cette logique, demain, c’est la loi du plus fort qui fera jurisprudence."

Réaction des pays voisins

Chez nos voisins, le président du Guyana Irfaan Ali a déclaré sur X surveiller la situation de près depuis ce matin, faisant de la sécurité des habitants sa priorité. Le président du Guyana a ajouté avoir discuté avec la secrétaire générale de la Caricom Carla Barnett, sans donner plus de détails. 

 

La présidente du Suriname, elle, a déclaré s'être entretenue avec toutes les ministres des Affaires étrangères, du Commerce international et de la Coopération, de la Justice et de la Police, et de la Défense. Jennifer Simons a souligné que "l'état de droit international doit être respecté en toutes circonstances".

Du côté brésilien, le président Lula a condamé des actes qui "représentent une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela et un précédent extrêmement dangereux pour l'ensemble de la communauté internationale."

"Cette action rappelle les pires moments d'ingérence dans la politique latino-américaine et caribéenne et menace la préservation de la région en tant que zone de paix", a écrit Lula sur X. 

 

 

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