Tribune : Entre guerre et paix
Même si le sujet peut nous paraître loin de nous, il a de quoi inquiéter. Le retournement de l'Amérique orchestré par son président Trump au sujet de l'Ukraine, interroge Rudy Stephenson.
Pour embarquer les peuples dans une guerre, il faut un narratif efficace et rodé.
Il faut une cause qui transcende et surtout, il faut deux camps qui s'affrontent.
D'un conflit entre deux nations, l'Ukraine et la Russie, le jeu des alliances et des intérêts obscurs a fait émerger deux nouveaux opposés à l'échelle mondiale : le camp de la guerre et celui de la paix.
Il y a désormais ceux qui veulent la guerre quoiqu'il en coûte et ceux qui veulent la paix, peu importe les conditions.
Les premiers dans leur trajectoire belliqueuse ne sont pas forcément contre la paix, mais pour l'obtenir, il faut passer par la guerre.
Les seconds sont contre la guerre qui ne peut qu'entraver le chemin le plus sûr vers la paix.
Et, c'est ici que s'entrechoquent les événements, la plupart orchestrés, voire manipulés par ceux qui en ont les moyens.
Nous, pris dans l'étau
Et puis il y a nous, NOUS, pris dans l'étau, celui qui nous serre progressivement entre Donald TRUMP, président américain qui finira par incarner le camp de la paix et quelques autres dirigeants de l'Union européenne, pas tous, seulement 12 membres de l'UE sur 27, qui plébiscitent le chaos et le sang au nom de valeurs plus financières que morales.
Des valeurs financières, peut-il s'agir que de cela ?
Oui, à entendre, le club des douze et leurs alliés. "Il faudra investir dans le réarmement de l'Europe". Réinvestir en milliard d'argent d'abord et surtout.
Oui, aussi, il s'agit de soutenir l'Ukraine, mais il s'agit de gagner cette guerre, pour préserver l'Ukraine et son indépendance vis-à-vis de la Russie, et conserver sa dépendance vis-à-vis de l'Union européenne.
Mais aujourd'hui, nous ne sommes pas encore au moment où l'étau nous serre au point de nous broyer totalement. Ce temps-là risque d'arriver et nous le sentirons dans le quotidien de nos vies le moment venu.
La paix n'est pas une simple chansonnette
La musique de ce film déjà prête, nous chantera cette air mille fois répété : "Si vous êtes pour la paix alors vous serez pour Trump et Poutine et contre l'Europe, si vous êtes pour l'Ukraine et pour le camp de la liberté et de la démocratie contre les dictateurs mal élus !"
Cette mélodie nous incitera à réfléchir de quelle paix dont on parle : qui sera le gagnant de cette paix en dehors de la paix elle-même.
Le refrain ne sera pas autrement : il faut gagner, gagner quoi ? Gagner la guerre et nous aurons la paix !
Cependant, la paix n'est pas une simple chansonnette.
Elle est une identité profonde d'où peut découler tout la structure d'une société humaine fondée sur d'autres valeurs.
La paix est un chemin de transformation du monde et de tous ses habitants, un chemin qui peut donner un autre sens à l'effort des nations au niveau de leur économie et de leur épanouissement social.
C'est pourquoi, entre la guerre et la paix, il y a la liberté. Il y a la liberté tout court, qui est ce droit inaliénable de chacun d'entre nous de décider pour lui-même. Ce véritable pouvoir individuel est au centre de cette histoire qui s'écrit sous nos yeux.
C'est ce pouvoir qui est toujours et éternellement le plus convoité, car qui le détient, détient la puissance réelle de gagner.
Alors, plus que jamais, soyez libres de vous écouter et d'entendre votre esprit, votre cœur et votre âme. Soyez libres !

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