Yann Clery : « Je rends à la culture guyanaise les joyaux qu’elle m’a offert »

Yann Clery : « Je rends à la culture guyanaise les joyaux qu’elle m’a offert »

Propos recueillis par Marine Jacques

Le flûtiste Yann Cléry fait carrière dans l’Hexagone mais n’oublie pas, pour autant, sa Guyane natale. Il prépare la sortie de son troisième album, Motozot, qu’il veut « tourné vers la Guyane ».

Que raconte votre nouvel album ?
C’est une histoire que j’ai pensée comme un conte, à l’image des multiples traditions guyanaises. Une invitation au voyage dans lequel les tambours de la tradition créole se conjuguent aux musiques actuelles. Jazz, transe, rock, ragga, hip hop se mêlent au folklore. A l’image de ce Boléro de Ravel, revisité tout en modernité dans Boléròt. J’y fais le rapprochement entre le rythme bushinengé kanmougé et celui de la célèbre pièce du maître, dans un style jungle. Ou encore Grajé, qui nous plonge au cœur des racines créoles et offre un contraste saisissant avec les interventions du DJ. Le morceau Ti moun Teko (ka mouri) nous rappelle que les Amérindiens, dont je suis en partie descendant, vivent des heures sombres, alors que Nèg Marron nous renvoie au concept de fierté noire avec un texte engagé d’Elie Stephenson. Mon album raconte cette Guyane actuelle et moderne, qui ne demande qu’à être entendue.
Que voulez-vous transmettre ?
L’avenir appartient aux jeunes de notre pays. Ces mêmes jeunes qui sont trop tôt déscolarisés et dont la moitié ressortent de l’Ecole sans diplôme. A ma petite échelle, je désire transmettre...

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