Dans le centre-ville, plusieurs rues porteront le nom de pierres précieuses (KS)
La Ville va procéder à la dénomination des voies restées sans nom. Une plongée dans l'histoire, la géographie et l'environnement guyanais.
De nombreuses rues, voies, chemins, impasses et ruelles de Cayenne restent privés de noms. Ce qui pose plusieurs problèmes, pour la distribution du courrier évidemment, mais aussi lors des interventions de police et/ou de secours. Une grande campagne de dénomination va donc être menée dans tous les secteurs de la ville. Et il y en aura pour tous les goûts. Enfin presque. Jean Parize, élu d'opposition à Cayenne, regrette de son côté le manque de références aux familles locales. « J'aurais préféré qu'on mette en valeur notre histoire » , indique-t-il. « Il y a aussi des noms de Guyanais » , indique le maire Marie-Laure Phinéra-Horth. On retiendra notamment Ribal ou Rosemon. Et voici, par secteur, ce qui vous attend.
MONTABO - SUZINI NORD. A Bourda, la Ville fera la part belle aux grands explorateurs. Vasco de Gama, Cabrai, Jules Crevaux, Magellan, Vitus Bering... ou même Cousteau, donneront leur nom à des rues. Comme une invitation au voyage.
Dans le reste du quartier, les habitants réviseront leurs connaissances en matière de faune et de flore. Quelques exemples : la rue du Caurale Soleil ou l'impasse du Chevalier Criard, deux petits échassiers, l'impasse Lèche-main en référence au fourmilier, la rue yapock, un opossum aquatique protégé, ou encore l'avenue Cassias, une plante aux vertus médicinales connue aussi sous le nom de séné.
Saint-Cyr, l'Ena ou l'Université de Colombia devraient inspirer les plus jeunes...
CAYENNE CENTRE. Place au luxe ici puisque de nombreuses voies prendront le nom de pierres précieuses : jade, onyx, pierre de lune, topaze, opale... ou tourmaline, serpentine et aventurine pour les moins connues. De quoi briller en société.
L'Histoire (oui, oui, avec un grand « H » ) ne sera pas en reste dans le centre-ville avec la rue des Déportés de Yên Bái, en référence au soulèvement général d'une partie de la population vietnamienne, le 10 février 1930, contre la colonisation du pays par les Français. L'impasse Pompée rendra hommage au chef de la rébellion lors du marronage de 1804, et la rue Emilio-Gratien sera dédiée à l'imprimeur du livre de Jean Galmot consacré à la Guyane.
Côté folklore, les bakoua, zakari et autre catogan (coiffes traditionnelles) feront leur entrée.
SUZINI SUD. Dans cette partie de la ville, les riverains auront la tête dans les étoiles. La rue des Constellations donnera le ton. On notera aussi l'impasse Cassiopée, de la Croix du sud ou de la Licorne, la rue d'Andromède, d'Orion, de Pégase ou du Phénix...
On finit ce rapide tour d'horizon par une plongée dans la géographie guyanaise. Et plus précisément dans les eaux de la région avec la rue Sabbat (un saut du fleuve Mana), l'impasse Sparouine (grand saut de la crique du même nom, à Saint-Laurent), la rue Niagara (saut de la crique Coeur de Chauffe à Saint-Elie) et l'impasse Willystain (saut de la crique Tampok à Maripasoula).
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