L'interpellation des suspects a été réalisée avec autorité et mesure, grâce à l'effet de surprise (BH)
Les forces de police ont sécurisé l'ensemble du quartier Mango afin de parer à tout débordement.
Le statut des enfants de la cité Mango risque d'être problématique.
Les quelques doses de crack trouvées confirment les enquêtes préalables de la brigade des stupéfiants.
Les résultats des enquêtes préalables de la brigade des stupéfiants sont confirmés par les quelques doses de crack trouvées. (BH)
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La police de Cayenne a procédé mardi à une descente visant à démanteler un réseau de trafic de stupéfiants. Dans le quartier Mango-Brutus, les riverains souffrent de ce type de délinquance.
Dans la voiture d'intervention, le temps semble long. À quelques minutes de l'opération menée par la police de Cayenne, la tension est palpable. Aux abords du quartier Mango-Brutus, les forces d'intervention se tiennent prêtes, dans l'attente du signal.
Cela fait plus de quinze jours que les dealers qui opèrent dans Mango sont filés, observés et identifiés. Cinq individus, principalement des Guyaniens, sont ciblés par les policiers, qui ont reçu des consignes précises sur la manière de procéder.
« On fige et seulement après on fait le tri » . Lors du briefing, les paroles du commandant Maussan ont été claires : « Il faut agir avec discernement » .
La trentaine d'agents déployés (la brigade des stupéfiants, appuyée par la brigade anti criminalité et la compagnie départementale d'intervention) sont répartis selon un dispositif spécial, en trois équipes qui entourent la cité Brutus. L'autoradio de la voiture diffuse un hip-hop américain musclé. « Comme dans les films, avant l'opération il faut une bonne musique » , sourit un policier. L'ordre d'intervention est enfin donné. Avec une vitesse d'exécution surprenante, les policiers investissent les squats où se déroulent tous les trafics. Tout le monde est bien « figé » , les policiers armés et équipés de gilets pare-balles font preuve d'une organisation dissuasive. Rien n'a été laissé au hasard. « Nous nous équipons pour prendre le moins de risques possibles » , rappelle le brigadier Amory.
Les interpellations se font rapidement. Les trafiquants, qui ont été vus quelques instants auparavant en plein deal, sont menottés et placés en garde à vue dans la seconde qui suit. En présence du vice-procureur Denis Kenette, les droits des suspects leur sont notifiés, avec le concours d'une interprète anglophone. S'ensuivent les perquisitions dans chacun de leurs domiciles.
« Tout ici est susceptible d'être une planque »
Le travail quotidien des dernières semaines porte enfin ses fruits. Sur les cinq suspects visés, trois ont été arrêtés. Deux d'entre eux manquent pourtant à l'appel, susceptibles d'avoir été prévenus. Parmi eux, la tête du réseau. Cependant, pour le brigadier Amory, l'objectif physique est atteint, et la police ne désespère pas mettre la main sur les fuyards plus tard. Ce sera chose faite pour l'un d'eux dans la soirée.
Le travail de recherche des stupéfiants commence dans la cité, avec l'appui d'un maître-chien détaché des Douanes. Son chien renifleur peine à détecter les cailloux de cracks disséminés un peu partout. Pour le commandant Maussan ce n'est pas une surprise, « les produits sont coupés avec une si forte dose d'ammoniac que ça perturbe son odorat » .
Pourtant, les policiers découvrent, dans les cachettes les plus improbables quelques doses dissimulées à la hâte. Ce sont une douzaine de grammes qui seront trouvés au final. « On est conscients que trouver de grosses quantités est très aléatoire » prévient le commandant Maussan. Le travail est rendu encore plus difficile en raison de la disposition anarchique des lieux. « Tout ici est susceptible d'être une planque » déplore même le brigadier- chef Malac à la sortie d'une des cases perquisitionnées.
Outre le démantèlement du réseau de trafiquants, l'objectif de l'opération à Mango visait à sécuriser le quartier. Toute l'enquête a démarré à la suite de plaintes de riverains excédés. La proximité de l'école Maximilien- Saba et l'utilisation de son préau par les toxicomanes ont été l'élément déclencheur. À très court terme, la mairie de Cayenne prévoit de raser le squat ou les deals avaient lieu. Dans les prochains jours, les services départementaux passeront afin d'établir si il y a péril imminent pour les conditions de vie des très nombreux enfants présents dans la cité Brutus. Dans le cas d'un avis positif, il faudra entamer pour eux, une procédure de placement.
Les résultats des enquêtes préalables de la brigade des stupéfiants sont confirmés par les quelques doses de crack trouvées. (BH)
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66 affaires de police judiciaire ont impliqué des trafics de stupéfiants à Cayenne intra-muros pour l'année 2009. Parmi elles, trente-cinq cas de trafics avérés, et trente-et-un cas d'usage-revente. Cela représente environ 240 personnes concernées. Les années précédentes, les chiffres comprenaient les saisies des Douanes réalisées à l'aéroport de Rochambeau.
Les forces de police ont sécurisé l'ensemble du quartier Mango afin de parer à tout débordement.
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Le statut des enfants de la cité Mango risque d'être problématique.
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Les quelques doses de crack trouvées confirment les enquêtes préalables de la brigade des stupéfiants.
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