B.Boys Laguet entre dans la danse à la Concorde
Le Martiniquais Gaëtan Alin, alias B.Boys Laguet, a l’opportunité de montrer son talent de breakdancer sur la scène de l’Aréna de la Concorde, devant des milliers de fans. Ce samedi, il rêve de décrocher la médaille de sa vie au cœur de la capitale, sur la plus grande scène de breakdance au monde.
C’est un événement historique qui fera rayonner la France entière. Le breaking, cette danse spectaculaire, artistique, physique et acrobatique, se produit pour la première fois aux Jeux Olympiques, sous les projecteurs, devant des millions de spectateurs et téléspectateurs à travers le globe.
Cette danse permet de relier le sport, l’art et la culture. Elle exige beaucoup de rigueur de la part de ces athlètes investis et passionnés. Gaëtan Alin, alias B.Boys Laguet, fait partie de cette communauté de passionnés. Ses parents se sont sérieusement interrogés au début sur l’avenir de cette activité. « Maintenant, je pense qu’il n’y a plus de doute. Le breaking est reconnu comme un sport. Nous avons plus de perspectives, plus de respect. Nous avons l’opportunité de montrer d’où l’on vient et de représenter les nôtres », affirme B.Boys Laguet.
Gaëtan se souvient de ses débuts dans les années 2000, quand sa famille s’interrogeait sur son avenir, alors que peu de gens croyaient en lui. Lui, il se voyait déjà en haut de l’affiche dans cette discipline. « J’avais peu de moyens, peu de gens croyaient en moi. Mais pour moi, tête brûlée, c’était le plan A. C’était le break. À l’époque, il n’y avait aucune visibilité. Aujourd’hui, ça fonctionne », avance Gaëtan Alin.
Comme beaucoup de jeunes Martiniquais, il a trouvé dans le break un moyen d’expression, pour se montrer, se mesurer aux autres, s’épanouir, se lancer des défis et s’accrocher pour ne pas sombrer. Gaëtan, au tempérament sanguin, est heureux de ce qu’il est devenu. Il ressent une poussée d’adrénaline assez puissante. Il aime se mettre en scène à travers la danse, cette pratique sportive et artistique.
« Beaucoup de jeunes en Martinique ressentent cela. Quand on ne sait pas ce qu’on aime, on se sent un peu perdu. C’était un peu mon cas. J’ai pratiqué beaucoup de sports, mais je ne m’y retrouvais pas, je n’étais pas épanoui à cent pour cent. Quand j’ai découvert le break, ça a fait tilt. J’ai su que c’était ce que je voulais faire. À partir de là, je n’ai plus eu de doutes et je me suis donné les moyens », explique B.Boys Laguet, qui veut donner une dimension universelle à son art.
Pour cette journée de samedi, son fan club et sa famille ont pris leurs billets très tôt pour ne pas rater cet événement historique. Ils seront présents pour l’encourager dans sa quête du Graal olympique. « Ma famille est déjà là, avec les autres. Ils ont les drapeaux, les sirènes, tout est prêt », nous confie le breakdancer, B.Boys Laguet.
Gaëtan Alin, alias B.Boys Laguet, est un amoureux du beau geste, avec des démonstrations spectaculaires qu’il impose sur scène dans cette nouvelle discipline sportive qui fait son entrée aux Jeux Olympiques pour la première fois.
Ce rendez-vous majeur met un coup de projecteur sur la pratique de cette danse sportive et artistique. Ce qui caractérise B.Boys Laguet, c’est la rigueur et le dépassement de soi. Il n’a qu’un objectif : « L’objectif, c’est la médaille d’or. On ne s’entraîne pas pour moins que ça », avance Gaëtan avec un large sourire.
Ce samedi, sur la place de la Concorde, il entre en scène pour exécuter les cinq critères, sans connaître la musique que le DJ va envoyer : technique, exécution, originalité, musicalité et vocabulaire, le tout devant les membres du jury. Mais ce n’est pas tout, il doit aussi improviser sur toutes les musiques, en prenant en compte des termes et des concepts, en utilisant toutes les parties de son corps.
« L’idée est d’être libre. Il ne faut penser à aucune chorégraphie. Il faut se libérer, être réactif et profiter un max du moment. C’est du breaking, il faut épater un peu tout le monde, public et jury. On est à la maison, je compte bien mettre le public dans ma poche et l’utiliser à mon avantage dans cette situation de battle », explique B.Boys Laguet.
B.Boys Laguet est fin prêt, et il veut démontrer son art, l’originalité de ses mouvements et sa danse face aux juges et au public de la place de la Concorde. « À la fin, leur dire : vous avez vu ce que j’ai fait, prenez note », avance Gaëtan Alin, qui s’est bien préparé et bien entraîné pour ce jour.
Il aura entre trente secondes et une minute pour exécuter et démontrer ses talents de breaking de manière fluide, pour nous faire rêver et enflammer la place dans ce nouveau sport olympique, lors de cette grande messe du sport mondial que sont les Jeux Olympiques de Paris 2024.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters