Dernier hommage à Alberte Saint-Orice
Une cérémonie en hommage d'Alberte Saint-Orice s'est tenue, ce 14 août, à l'église de Balata, à Matoury.
Ses proches, sa famille et ceux qui l'ont connu ont rendu hommage à la fondatrice de AJBA. Alberte Saint-Orice a marqué son quartier et son territoire par son engagement dans le monde associatif et sportif.
Des personnes qui portaient le maillot du club de Balata ont accompagné le corps dans le corbillard.
La "mamie de tout le monde" sera enterrée au cimetière de Matoury.
Alberte Saint-Orice, figure emblématique de Matoury, du monde du sport et de la vie associative en Guyane, est décédée à 88 ans ce 8 août. Née à Cayenne, et ayant grandi à Saint-Laurent-du-Maroni, cette ancienne infirmière a vécu la majeure partie de sa vie à Balata. « Le quartier de Balata est en deuil. C’était un peu la mamie de tout le monde », témoigne Teed Gaspard qui l’a très bien connue, via l’Association des jeunes de Balata-Abriba (A.J.B.A).
Alberte Saint-Orice en a été la fondatrice en 1995. Présidente, elle a porté la structure sportive de toutes ses forces jusqu’en 2012. « C’est le club fondateur de beaucoup de Yana Dòkò. Elle a participé à l’éclosion de nombreux joueurs qui ont fait partie de l’équipe guyanaise », poursuit Teed Gaspard.
« Un potomitan de son quartier »
Serge Smock, maire de Matoury, a été le premier à lui rendre hommage publiquement. Il a indiqué : « Consacrant sa vie à l’accompagnement des jeunes, elle a été un repère, un potomitan de son quartier qu’elle aimait tant. [...] Son élégance naturelle, son humanisme, sa force de caractère et sa force d’engagement sont gravés dans nos cœurs. »
Au-delà du sport, Alberte Saint-Orice était une passionnée de lecture. Elle conseillait aux jeunes de s’évader grâce aux livres. De nombreuses personnes du quartier ont suivi son accompagnement et lui doivent une partie de leur réussite.
« C’est l’exemple du bénévolat. Véritable pilier de la ville de Matoury, elle a inspiré des générations par son engagement, sa force et son humanité », confie le député Jean-Victor Castor. « J’ai le souvenir d’une femme engagée dans son activité. Il faut prendre le temps d’honorer sa mémoire pour que cela laisse des traces positives et que cela puisse donner envie à d’autres de s’impliquer », témoigne le président de la CTG Gabriel Serville.
Sa petite fille, Andrea Imfeld témoigne : « Je suis dans la douleur. Ma mamie était mon modèle. Elle m’a transmis sa passion du bénévolat. J’ai puisé toutes mes forces en elle... elle a donné tout ce qu’elle a pu dans son association. » Andrea Imfeld est aujourd’hui la fondatrice et présidente du Futsal club de Soula. En 2023, Alberte Saint-Orice avait ouvert les portes de sa maison à France-Guyane.
Elle s’était alors exprimée sur la réputation de son quartier : « J'ai plus peur de Cayenne que de Balata. Je ne me suis jamais fait braquer ici, alors qu'à Cayenne oui. Ici, les jeunes me raccompagnent et me dépannent quand j'ai besoin d'une bricole. À Abriba, nous avons les Surinamais, les Saamaka et des Haïtiens. À Balata, les Saint-Luciens, les Guyaniens et des Haïtiens ainsi que des Guyanais. Le monde est à ma porte et j'en suis très heureuse », nous avait-elle confié.
Le soir de son décès, des jeunes du quartier se sont spontanément rassemblés chez Alberte Saint-Orice. Elle aurait eu 89 ans le 16 août.
Les obsèques débutent le mercredi 13 août à son domicile par une veillée. Le corps sera exposé le jeudi 14 août à partir de 10 heures au funérarium Saint-Antoine. La cérémonie religieuse prendra place à Notre Dame de Lourdes de Balata à 16 heures. L'enterrement se fait au cimetière de Matoury Bourg à 17 heures.

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