En grève depuis samedi, les salariés n'avaient toujours pas entamé les négociations avec la direction hier (KA)
Depuis samedi, une trentaine de salariés de la société qui a en charge la sûreté à l'aéroport Félix-Eboué ont cessé le travail. Ils reprochent à leur direction de ne pas avoir respecté le protocole d'accord signé il y a trois mois.
.En ce début d'après-midi, quelques passagers se pressent devant le comptoir d'Air Guyane pour un vol domestique. À quelques mètres, imperturbables, les agents d'Air France se préparent pour le vol transatlantique programmé en fin d'après-midi. Ce ne sont que les tambours et les chants qui s'élèvent depuis le parvis de l'aérogare qui rappellent que les salariés de la société Galéa sont en grève depuis samedi dernier. « La direction veut nous donner l'impression que nous sommes entendus, mais c'est tout » , peste d'emblée Monia William, déléguée CDTG. Elle brandit le protocole d'accord signé au mois de juillet dernier entre la direction et les représentants syndicaux. « Jusqu'à ce jour, plusieurs points n'ont pas été respectés » , indique la jeune femme.
TOUJOURS PAS DE NAO
L'un des points en souffrance est le paiement des vacations sur un jour de repos. Les deux parties étaient tombées d'accord sur une rémunération de 75% pour cette journée considérée comme des heures supplémentaires. Mais jusqu'à présent, explique Monia William, ces heures n'ont jamais été payées. « Il a dit que c'était à nous de réclamer » , avance-telle avant d'ajouter que le directeur s'est engagé à faire le nécessaire. « C'est toujours des promesses. On ne peut pas se fier aux promesses » , martèle la déléguée syndicale. Elle en veut pour preuve les négociations annuelles obligatoires qui devaient avoir lieu avant la fin du mois d'octobre. Elles n'ont pas été programmées. Justement, au cours de ces NAO, les délégués du personnel entendaient évoquer les conditions de travail, notamment les amplitudes horaires depuis l'arrivée de Surinam Airways. Sans oublier une revalorisation du taux horaire. Aujourd'hui, il est de 2,50 euros.
Depuis samedi, quasiment un agent sur deux est en grève mais le mouvement ne semble pas avoir perturbé la cadence au niveau des points de sûreté à l'aéroport. Monia William évoque juste une coïncidence. Plusieurs salariés fraîchement arrivés dans l'entreprise auraient obtenu samedi leur « double agrément » . Sans cette autorisation, ils ne pouvaient pas palper les passagers, ni vérifier le contenu des sacs.
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