Force ouvrière sommée de lever son piquet de grève aux abords de la CTG
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

Force ouvrière sommée de lever son piquet de grève aux abords de la CTG

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr

Force ouvrière mène un combat syndical depuis juin 2025 pour obtenir la titularisation ou le reclassement des emplois précaires de la Collectivité.

Après le Tribunal administratif, c'est le tribunal judiciaire qui donne raison aux demandes de la Collectivité territoriale (CTG). 

Elle souhaite la levée du campement monté par le syndicat Force ouvrière situé à proximité de l'hôtel territorial à Suzini. 

Le juge va dans le sens de la CTG sans remettre en cause le droit de grève. Il ordonne l’expulsion des manifestants avec une astreinte de 200 euros par jour si FO ne s'exécute pas.  C'est l'approche de l'ultime étape du Tour de Guyane, ce dimanche, avec ses six tours devant l'édifice qui justifie l'urgence de la décision judiciaire.

 

 

Entrave à la sécurité du lieu

"Ces installations constituent une entrave objective à la sécurisation, dont la CTG a la charge, d’un évènement d’ampleur," écrit le magistrat. 

Par ailleurs, le tribunal note que "aucune déclaration préalable en préfecture" n'a été produite donc pour lui, il s'agit non pas d'une manifestation ou d'un mouvement social mais d'un "attroupement de voie publique à lui seul constitutif d’un trouble manifestement illicite."

Isabelle Saingainy, la secrétaire générale de FO estime, dans un message sur les réseaux sociaux que l’expulsion constitue une mesure disproportionnée. Elle assure poursuivre le mouvement social « sur le domaine privé de la CTG et dans d’autres espaces légitimes ».

651 emplois en jeu

FO défend la non-reconduction de près d'une centaine de contrats PEC (parcours emploi compétence). Ils concernent essentiellement les femmes et hommes de ménages dans les établissements scolaires de la CTG. Le service doit être externalisé, c'est-à-dire que des sociétés privées vont s'en occuper à travers un appel d'offre avec la CTG. 

 

L'État a réduit son aide à ses contrats d'insertion. On passe de 60% de subvention à 37% et un financement de 853 Pecs sur l'ensemble du territoire. La CTG n'en conserverait que 125 sur les 651 actuels. 

La titularisation de l'ensemble de ces emplois coûterait selon l'estimation de la direction générale de la CTG 20 millions d'euros.

 

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger