1er mai : «Si rien ne change, nous irons au-delà du mouvement social de 2017»
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1er mai : "Si rien ne change, nous irons au-delà du mouvement social de 2017"

J.LP
Les manifestants ont répondu à l'appel de l'UTG.
Les manifestants ont répondu à l'appel de l'UTG. • J.LP

Des dizaines de personnes ont battu le pavé ce 1er mai, à Cayenne, répondant à l'appel de l'Union des Travailleurs Guyanais (UTG).

Ni la pluie ni le soleil n'ont freiné la mobilisation. Ce matin, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés dans les rues de Cayenne, sous la bannière de l'UTG.

"Le 1er mai n'est pas une fête, ce n'est pas la fête du muguet mais un jour de solidarité internationale pour les travailleurs", rappelle Yannick Xavier, secrétaire général de l'UTG. 

Vers un nouveau mouvement social d'envergure ?

"La Guyane est sur le point d'imploser : il y a de plus en plus de travailleurs pauvres, une casse organisée contre les syndicats, un Centre Universitaire Hospitalier complètement bancal, nous n'avons toujours pas d'aménagements scolaires, la route du fleuve mettra dix ans à être réalisée", déplore-t-il. Une série de dysfonctionnements qui, selon lui, mène à une dégradation continue des conditions de vie des travailleurs.

"Si rien ne change, nous irons au-delà du mouvement social de 2017", prévient-il. Cette mobilisation pourrait bien en appeler d'autres, avec pour objectif de réclamer des projets concrets de développement pour la Guyane. Les manifestants se disent en tout cas prêts à intensifier leur mobilisation.

 

Bruno

Bruno
Bruno • JLP

Tous les feux sont au rouge. Nous sommes dans une situation extrêmement tendue, avec un État qui nous empêche de nous développer économiquement, notamment sur la question du foncier, et politiquement, en bloquant l'autonomie. Les écoles sont surchargées. Les entreprises du BTP ont tiré la sonnette d'alarme. Nous n'avons pas encore appuyé sur le bouton, mais à un moment, ça peut partir de rien et exploser. Et évidemment que je participerai activement à la mobilisation.

 

Sébastien

Sébastien
Sébastien • JLP

Les travailleurs subissent la crise économique. Si on veut améliorer notre pouvoir d'achat, il faut forcément qu'on se batte. S'il doit y avoir une implosion sociale, qu'on se batte. Ma seule crainte, c'est la montée vers une guerre qui n'est pas la nôtre. 

 

Michel

Michel
Michel • JLP

Le contexte que nous vivons actuellement est encore plus grave que celui de 2017 pour les entreprises et les travailleurs. Certains n'osent pas se manifester car il existe de la répression. Il serait intéressant de voir ce que cette mobilisation peut permettre une prise de conscience des problématiques que nous vivons en Guyane, tout en respectant notre environnement territorial.

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