Vaccins : une hostilité qui persiste
La semaine européenne de la vaccination a débuté lundi et se poursuit jusqu'au 3 mai avec, pour priorité cette année, la vaccination des jeunes
On le sait bien, il y a, dans notre société, bon nombre de sujets qui divisent, crispent jusqu'à même éviter d'en parler. Le vaccin est l'un d'eux. Si une partie de la population était déjà hostile avant 2019, il est clair que l'arrivée brutale du Covid-19 et de l'obligation vaccinale a radicalisé des positions de plus en plus partagées, rendant les discours « pro vax » plutôt rares. C'est du moins ce qui ressort de nos échanges hier matin avec des Martiniquais d'horizons divers.
Vivre avec son temps
27 décembre 2020, c'est la date de la première injection du vaccin contre le Covid. 5 ans et 5 mois plus tard, il y a ceux qui, comme Aldred, 63 ans, saluent et reconnaissent l'efficacité du vaccin. « Ça a permis un très grand nombre d'avancées ! Je suis d'accord pour utiliser les rimèd razié mais ça ne fait pas tout », explique-t-il. Pour lui, il est essentiel de réaliser que la vie telle que les parents, les grands-parents l'appréhendaient n'est plus du tout celle d'aujourd'hui. « Aujourd'hui, voyez comme on peut guérir du cancer ! Les gens suivent des traitements, ils sont soignés. Ce n'était pas le cas à l'époque. Et puis on vit dans un monde pollué. Avant on mangeait ce qu'on produisait, maintenant on achète de l'importé plein de produits chimiques et du poulet gavé d'hormones. On mange très sucré. Nos habitudes ont changé, la médecine avance, il faut faire confiance aux scientifiques, aux médecins », insiste le sexagénaire.

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