Rage : la cause du décès des deux autres garimpeiros confirmée
Les trois garimpeiros du site d'Eau Claire, morts au CHC entre fin février et début mars, l'ont bien été de la rage. Une première depuis 2008 en Guyane.
Entre le 17 février et le 1ᵉʳ mars, trois personnes en provenance du site d’orpaillage d’Eau claire, sur le territoire de Maripasoula, ont été admises en réanimation à l’hôpital de Cayenne et sont décédées en moyenne dans les 10 jours suivant leur admission.
Les derniers résultats des analyses biologiques, effectués par le centre national de référence, ont révélé la présence du virus de la rage sur les deux derniers prélèvements, selon l'ARS.
L'hypothèse du départ d'une épidémie mortelle a été considérée, mais les cas suspects se sont finalement suspendus au nombre de trois. Tous venaient du secteur Eau claire, à Maripasoula. Après des autopsies infructueuses, les spécialistes se sont lancés dans une longue série d'analyses pour comprendre l'origine de ces décès. Origine confirmée aujourd'hui.
Le premier et seul autre cas de rage diagnostiqué sur un humain en Guyane, remonterait à 2008. Le virus identifié était alors un lyssavirus de type desmodin provenant d’une chauve-souris hématophage.
Fréquenté par les orpailleurs illégaux, l’accès au secteur de « Eau Claire » a été interdit par arrêté préfectoral. Une décision justifiée par la circulation du virus dans la zone.
Une mission d'évaluation sanitaire a eu lieu le 2 avril dernier. Celle-ci a permis de constater la présence de personnes dans le secteur. Sur place, la préfecture estime "qu'il existe un risque important de contraction du virus de la rage par morsure de chauve-souris."
Selon l'Organisation mondiale de la Santé, "dès lors que les symptômes cliniques apparaissent, la rage est mortelle dans pratiquement 100 % des cas."

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