Interdiction d’accès à « Eau Claire » en raison de la circulation de la rage
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Interdiction d’accès à « Eau Claire » en raison de la circulation de la rage

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Zone d'exclusion du secteur Eau claire, par arrêté préfectoral.
Zone d'exclusion du secteur Eau claire, par arrêté préfectoral.

Trois garimpeiros venant du secteur ont perdu la vie entre fin février et début mars. Un cas de rage a été confirmé parmi eux. L'infection au virus mortel n'a pas encore été confirmée pour les deux autres... mais cela y ressemble. 

Fréquenté par les orpailleurs illégaux, l’accès au secteur de « Eau Claire », à Maripasoula, a été interdit par arrêté préfectoral. Une décision justifiée par la circulation du virus de la rage dans la zone. 

"Toutes les personnes présentes dans le secteur sont invitées à quitter les lieux dans les meilleurs délais. Les forces militaires de la gendarmerie et des forces armées de Guyane vérifieront dès ce vendredi la bonne évacuation du secteur", assurent la préfecture et l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué commun. 

"Une stratégie de prophylaxie post-exposition des personnes susceptibles d’avoir été mordues par des chauves souris" sera déployée prochainement par l’ARS en concertation avec les autorités brésiliennes.

 

"Tableau clinique évocateur" pour le deux autres cas

Entre le 27 février et le 8 mars, trois garimpeiros provenant du site Eau claire, sont décédés au Centre hospitalier de Cayenne. Fin mars, les résultats d'analyses biologiques confirmaient pour l'un d'entre eux la contamination au virus de la rage. Les analyses se poursuivent pour les deux autres. Mais dans son arrêté, la préfecture considère que les deux autres victimes détiennent "un tableau clinique évocateur d'une infection à la rage."

Une mission d'évaluation sanitaire a eu lieu le 2 avril dernier. Celle-ci a permis de constater la présence de personnes dans le secteur. Sur place, la préfecture estime "qu'il existe un risque important de contraction du virus de la rage par morsure de chauve-souris."

Rappelons enfin que le seul et unique autre cas diagnostiqué de rage sur un humain en Guyane remonte à 2008.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, "Dès lors que les symptômes cliniques apparaissent, la rage est mortelle dans pratiquement 100 % des cas."

 

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