Au moins un garimpeiro victime de la rage à Maripasoula : mission sanitaire sur place
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Au moins un garimpeiro victime de la rage à Maripasoula : mission sanitaire sur place

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Photo d'illustration shutterstock. 
Photo d'illustration shutterstock. 

Parmi les trois garimpeiros morts au CHC entre fin février et début mars, un cas de rage a été confirmé. Une première depuis 2008 en Guyane. Les analyses se poursuivent pour confirmer la nature du décès des deux autres victimes. Ils présentaient des symptômes similaires.

Les conditions dans lesquelles ces orpailleurs clandestins ont perdu la vie ont fait l'objet d'un certain mystère pendant quelques semaines. 

 "Des décès inexpliqués surviennent de temps en temps. Là, ce sont des cas groupés avec des liens entre eux", relevait le professeur Hatem Kallel, chef du service réanimation du CHC, dans lequel les décès sont survenus.

L'hypothèse du départ d'une épidémie mortelle a été considérée, mais les cas suspects se sont finalement suspendus au nombre de trois. Tous venaient du secteur Eau claire, à Maripasoula. Après des autopsies infructueuses, les spécialistes se sont lancés dans une longue série d'analyses pour comprendre l'origine de ces décès. 

 

La réponse pour l'un des cas a été confirmée en début de semaine. Il s'agit de la rage, "une zoonose virale à prévention vaccinale qui touche le système nerveux central. Dès lors que les symptômes cliniques apparaissent, la rage est mortelle dans pratiquement 100 % des cas", selon la description de l'OMS

Premier cas de rage sur un humain en Guyane depuis 2008

Selon plusieurs sources en ligne, dont Santé publique France, il s'agit seulement du 2ᵉ cas de rage diagnostiqué sur un humain en Guyane. Le premier et seul autre cas, remonterait à 2008. Le virus identifié était alors un lyssavirus de type desmodin provenant d’une chauve-souris hématophage.

Des analyses sont encore en cours pour les cas des deux autres garimpeiros morts il y a quelques semaines. Ils pourraient alourdir ce bilan.

Le secteur de la santé ne prend évidemment pas le sujet à la légère. La semaine prochaine, une mission d'évaluation sanitaire dans la zone concernée va être menée sur place, confirme l'Agence régionale de Santé de la Guyane. Cette mission a pour objectif de "caractériser le risque et adapter les mesures et actions à déployer en conséquences."

Selon les services de l'Etat en Guyane, le CTAR (Centre de traitement antirabique) procède actuellement au "traçage des contacts et à l’évaluation individuelle du risque d’exposition des professionnels soignants ou de laboratoire concernés par cette alerte, afin d’apporter une réponse adaptée à chacun en termes d’indication de prophylaxie post-exposition le cas échéant."

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