La journée du don d'organes : parler à ses proches, un geste qui peut sauver des vies
En France, chacun est présumé donneur d'organes depuis la loi Cavaillet de 1976
À l'approche de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et de reconnaissance aux donneurs, célébrée le 22 juin, l'Agence de la Biomédecine lance un appel simple mais essentiel : parler à ses proches de sa volonté d'être donneur peut sauver des vies.
En France, chacun est présumé donneur d'organes depuis la loi Cavaillet de 1976, sauf s'il a exprimé son refus de son vivant. Pourtant, avant tout prélèvement, les équipes médicales ont l'obligation de consulter l'entourage du défunt pour s'assurer qu'il n'était pas opposé au don.
8 Français sur 10 se disent favorables
C'est là que tout se joue : lorsque la volonté du défunt n'a jamais été exprimée, le doute pousse parfois les proches à s'y opposer. Résultat : plus d'un tiers des dons potentiels n'aboutissent pas — alors que 8 Français sur 10 se disent favorables au don de leurs organes après leur mort selon l'Agence de la Biomédecine.
Les chiffres rappellent l'urgence de la situation
En 2025, 1 590 personnes ont fait don de leurs organes en France, rendant possible 6 148 greffes. Mais au 1er janvier 2026, 23 294 patients étaient encore en attente d'un greffon. La même année, 966 d'entre eux sont décédés sans avoir pu être greffés à temps. Un seul donneur peut pourtant permettre de sauver jusqu'à sept vies.
Pas besoin de carte, pas de démarche administrative : il suffit d'en parler. C'est la parole transmise aux proches qui compte. Le 22 juin, l'Agence de la Biomédecine invite chacun à se poser une seule question : mes proches connaissent-ils ma volonté concernant le don d'organes ?
Plus d'informations sur dondorganes.fr

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